Château d'Acqueville

From Wikipedia, the free encyclopedia

Période ou styleNéoclassique
TypeChâteau de plaisance
Début constructionXVIIe siècle
Fin constructionXIXe siècle
Château d'Acqueville
Image illustrative de l’article Château d'Acqueville
Façade du château à l'est.
Période ou style Néoclassique
Type Château de plaisance
Début construction XVIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Famille Chevrier
Destination initiale Lieu d'habitat du seigneur
Propriétaire actuel Promoteur immobilier
Destination actuelle Propriété d'un promoteur immobilier
Protection Aucune
Coordonnées 48° 55′ 44″ nord, 2° 00′ 31″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Île-de-France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Commune Villennes-sur-Seine
Superficie 9 ha
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château d'Acqueville
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Château d'Acqueville
Géolocalisation sur la carte : Yvelines
(Voir situation sur carte : Yvelines)
Château d'Acqueville

Le château d'Acqueville est un château situé sur la commune de Villenes-sur-Seine dans le département des Yvelines, en France.

Le château d'Acqueville est situé le long de la Seine au sud de Villennes-sur-Seine au nord ouest de Paris, et à moins d'une heure de la capitale.

Histoire

Bien que la seigneurie existait déjà au alentour de l'an 1100, le château d'Acqueville date très probablement du XVIIe siècle pour ses fondations et présente des bâtiments des XVIIIe siècle et XIXe siècle[2]. Il tirerait son nom de la commune d'Hacqueville. Robert de Poissy, l'un des premier seigneur du lieu lui en aurait donné le nom en acquérant celle situé sur l'actuel commune de Villennes-sur-Seine[3].

Du à des travaux de terrassements, des vestiges gallo-romains et mérovingiens ont été mis au jour sur le site, mais c'est la "porte jaune" qui est le bâtiment le plus ancien encore entièrement conservé, elle serait daté du XIe siècle. Elle était à l'époque l'entrée principal de la seigneurie, situé sur la route reliant Orgeval à Poissy[3].

Les plus anciens bâtiments du château actuel date du XVIIIe siècle et ont été construit du temps de la famille Le Boulanger qui est alors propriétaire depuis 1612 et le mariage de Claude Robin, dame d'Acqueville, avec Jean Le Boulanger, seigneur de La Sablonnière. Son descendant, le marquis d'Acqueville Armand Louis Le Boulanger, doit se séparer de son bien à la Révolution[3].

Détail du cadastre de 1821 représentant le château, au sud, et les dépendances, au nord.

Le château est alors la propriété de deux citoyens républicain successif : Nicolas Doyen et monsieur Cocural qui entretiennent guère le château qui se délabre alors, préférant l'exploitation du parc forestier[3].

Après la Révolution, c'est le général de division François Philippe de Latour-Foissac qui en devient propriétaire et ou il y est assigné en résidence forcée[3].

C'est pour lui que la chapelle situé dans le parc est reconstruite en 1802, afin d'y accueillir les sépultures de la famille[2],[3]. Ce sont ensuite les descendants de ce dernier qui occuperont les lieux qui passe à la famille du Courthial de Lassuchette. A la mort de Charles du Courthial de Lassuchette en 1977, les quatre filles de ce dernier cède le domaine devant le gouffre financier qu'il représente[3].

Après une bref période ou une société d'ingénierie exportant des matériels hospitaliers dans les pays arabes en est propriétaire, le château est racheté par Eike Edler von Graeve, un descendant de la noblesse protestante qui s’attelle à restaurer le monument de 1985 à 2004, date auquel il en ait le propriétaire. L'ensemble du château est dès lors sauvé[3],[4],[5].

Depuis 2004, toutes les promoteurs qui ont possédé Acqueville ont fait faillite parfois du à des litiges pénaux[4]. Le château commence alors de nouveau à s'abimer[5].

Depuis l'été 2024, le monument à l'abandon depuis 20 ans à été racheté par un nouveau promoteur immobilier qui, jusqu'alors, n'a pas entrepris de travaux d'entretiens et de restaurations du domaine[4],[5].

Le château d'Acqueville se rapproche aujourd'hui de l'état de péril. Les visites fréquentes de personnes malintentionnées sont la véritable source de son état critique : la plupart des portes et des vitres sont fracturées et la chapelle et sa crypte ont été profanées[4],[5]. Les infiltrations d'eau mettent en danger la solidité des sols à certains endroits, remettant en cause, à long terme, la solidité tout entière du bâtiment.

Description

Extérieur

Au fil du temps, différents corps de bâtiment ont été ajouter au corps de logis et au corps de ferme du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, un bâtiment en L à la toiture mansardée est accolé à celui du siècle précédent et les communs sont agrandis notamment avec la construction d'une orangerie.

Le bâtiment actuel se déploie donc en T, sur trois étages avec cave. Les toitures sont dotées de deux clochetons l'un surplombent le centre de ce plan en T et un autre probablement plus ancien sur le corps de logis du XVIIIe siècle. Le monument est également doté d'une petite tourelle au sud-est. Sur le dessus de la porte du premier logis est sculpté deux anges supportant un œil-de-bœuf[2],[3].

Les dépendances composé du corps de ferme du XVIIIe siècle, de l'orangerie du XIXe siècle et de deux autres bâtiments forme une coure carrée à l'ouest du château[3].

A l'est, après avoir franchis un bassin doté d'une fontaine se découvre la chapelle du début du XIXe siècle construit en 1802 pour François Philippe de Latour-Foissac. La crypte est rajouté en 1990-91 par Eike Edler von Graeve pour abriter les 13 cercueils alors présent. La chapelle est doté de deux vitraux, l'un aux armes des Latour-Foissac, l'autre à celle des von Graeve[2],[3],[6].

A l'ensemble des bâtiments il faut rajouter un étang, une rivière, une grotte artificiel, et une glacière qui composait le parc à l'anglaise ainsi qu'un lavoir qui serait d'ancien thermes mérovingiens (peut-être même gallo-romain) au vu de la méthode d'assemblage des pierres constituant la partie basse des murs[3],[7].

Intérieur

Plan des dépendances en 1784. On remarqueras la présence des huit petits logements pour les garçons de ferme.

L'intérieur du château ne présente pas d'intérêt architectural particulier ayant été en grande partie remanier au XIXe siècle et dans le dernier quart du XXe siècle.

Protection

Le château d'Acqueville et ses abords ne font l'objet d'aucune protection historique.

Propriétaires successifs

  • Adam Chevrier (jusqu'à 1624), seigneur d'Acqueville et de Fouencamps
  • André Chevrier (de 1624 à 1653), seigneur d'Acqueville
  • Charles Robin, seigneur d'Acqueville, de Coursé et de Varize
  • Claude Robin, dame d'Acqueville
  • Jean Le Boulanger (jusqu'à 1655), seigneur de La Sablonnière et d'Acqueville
  • Louis Le Boulanger (de 1655 à 1701), seigneur d'Acqueville et de Varize
  • Louis Le Boulanger (de 1701 à 1741), chevalier, seigneur d'Acqueville
  • Isidore Le Boulanger (de 1741 à 1759), seigneur d'Acqueville
  • Armand Le Boulanger (de 1759 à 1790 environ), marquis d'Acqueville, seigneur du Plessis-Sanguin
  • Nicolas Doyen
  • Mr Cocural
  • François Philippe de Latour-Foissac (jusqu’à 1804)
  • Victor de Latour-Foissac (de 1804 à 1851), baron de Latour-Foissac
  • Marie Julie Esther de Latour-Foissac
  • Victoire Marie Adélaïde Marthe de Latour-Foissac
  • Eugène du Courthial de Lassuchette (jusqu’à 1898)
  • Victor du Courthial de Lassuchette (de 1898 à 1933)
  • Charles du Courthial de Lassuchette (de 1933 à 1977)
  • Entreprise privée (de 1977 à 1985)
  • Eike Edler von Graeve (de 1985 à 2004)
  • Diverses entreprises privées (de 2004 à aujourd'hui)

Galerie

Références

Articles connexes

Related Articles

Wikiwand AI