François Philippe de Latour-Foissac
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| François Philippe de Latour-Foissac | ||
| Naissance | Minfeld (Allemagne) |
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| Décès | (à 53 ans) Château d'Acqueville |
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| Origine | ||
| Arme | Génie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1768 – 1801 | |
| Distinctions | Chevalier de Saint-Louis | |
| Famille | Antoine Henri Armand Jules Élisabeth de Latour-Foissac (fils, général) | |
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François Philippe de Latour-Foissac, né le à Minfeld (Allemagne), mort le au château d'Acqueville à Villennes-sur-Seine (Yvelines), est un général de division de la Révolution française.
Il est le père du général Antoine Henri Armand Jules Élisabeth de Latour-Foissac (1782-1855).
François Philippe de Latour-Foissac[1] entre en service en 1768, comme lieutenant en second à l’école de Mézières, il est reçu ingénieur le , et il passe capitaine le . En 1780, il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis sous Rochambeau.
De retour en France en 1783, il exécute quelques travaux importants, et il est fait chevalier de Saint-Louis en 1791. S’étant montré favorable à la révolution, il est employé le , comme adjudant-général à l’armée du Nord. Il est chargé de porter la déclaration de guerre au duc de Saxe-Teschen, commandant de l’armée dans les Pays-Bas autrichiens. Le , il prend la fonction de chef d’état-major dans la division du général d’Harville, et il participe à la Bataille de Jemappes le .
Il est nommé chef de brigade le , et il est promu général de brigade provisoire le suivant par le général Dampierre. Le , il est démis de ses fonctions et arrêté. Libéré et remis en activité quelque temps après, il est de nouveau démis de ses fonctions et arrêté le . Le suivant, il est libéré et réintégré comme chef de bataillon du génie.
Le , confirmé dans son grade de général de brigade, il est nommé général de division le , à l’armée des côtes de Cherbourg. Le , il est désigné comme ambassadeur de la République en Suède, mais il refuse cette mission préférant un commandement à l’armée. Il prend le commandement de la place de Paris le . Dans la nuit du 9 au , il réprime avec la cavalerie la tentative de soulèvement du camp de Grenelle.
Le , il est affecté à l’armée d’Italie, et le , il est chargé de la surveillance de la ligne de démarcation avec les Autrichiens et de la construction des places fortes en Italie. En 1799, lors de la retraite désastreuse du général Scherer, il est chargé de la défense de Mantoue, où après avoir résisté pendant quatre mois aux efforts de l’armée autrichienne, commandée par le général Kray, il capitule le .
De retour en France, il est destitué le , par le premier consul Bonaparte, mécontent d’apprendre qu’une place qui lui a coûté tant de sang et de travaux a été rendue si promptement, et ordonne par un arrêté consulaire du , qu’il soit destitué de son grade et qu’il lui soit interdit de porter aucun uniforme de l’armée[2]. La sentence du premier consul ayant été un peu atténuée, il est admis à la retraite en .
Il meurt le au château d'Acqueville à Villennes-sur-Seine dans les Yvelines.
En 1790, il a publié à Strasbourg, un « Traité théorico-pratique et élémentaire de la guerre de retranchement » en 2 volumes.
En 1801, il écrit un mémoire qu’il publie pour sa justification, intitulé « précis ou journal historique et raisonné des opérations militaires et administratives qui ont eu lieu dans la place de Mantoue depuis le 9 germinal jusqu’au 10 thermidor de l’an VII ».