A l'emplacement d'une maison de plaisance cité en 1458[2], le château est construit à partir de 1586 et achevé en 1593, puis remanié aux siècles suivants.
Il occupe aujourd’hui un plan rectangulaire, composé, côté ouest, d’un logis principal, et côté est, de deux corps de logis formant un L et bordant une cour. L’ensemble est flanqué de quatre pavillons d’angle de plan carré et en légère avancée. Une tour carrée s’inscrit dans l’angle nord-est du logis principal.
Les bâtiments s’élèvent sur trois niveaux et un niveau de combles.
La façade occidentale comprend cinq travées, les trois travées centrales étant surmontées d’un fronton où figurent les armoiries des Neufville de Villeroy.
Le fossé qui entoure le château est enjambé par une passerelle, à l’est, et par trois ponts de pierre sur les autres côtés.
Le parc, dit parc d’Ombreval, s’étage sur deux niveaux, à l’ouest et au nord. Au niveau inférieur, on découvre encore l’emplacement d’un ancien bassin, au centre d’un jardin à la française et, à la limite nord du parc, un nymphée, pavillon en forme de grotte, édifié vers 1636 et classé le [5].
Historique
Le château porte le nom de M. d'Ombreval, propriétaire d'une maison de plaisance citée en 1458[2]sur un terrain appartenant à Antoine Louat, qui passe ensuite à la famille lyonnaise des Buatier.
En 1586, l'archevêque de Lyon et Primat des Gaules, Pierre d'Épinac (1540 – 1599), et sa sœur, Claude d’Epinac (née en 1547), dame de Grésolles et du Colombier, acquièrent la propriété en communauté de Symphorien Buatier, seigneur de Montjoli, pour la somme de 7500 écus. En 1599, Claude d’Epinac, dame de Grésolles, vend le château à Jean-Baptiste Livet, secrétaire du prélat, pour payer les dettes de son frère décédé.
Restitution de la vue sur les parterres du château d'Ombreval (Vimy), à Neuville-sur-Saône, au nord de Lyon, vers 1670.
Il en fait une «splendide résidence princière[3]» avec jardins à la française et grandes avenues dans un parc[3] qu'il peuple d'oiseaux rares et qu'il entoure d'une immense muraille (de 7 km de long[6]). Sa meute de chiens de chasse à courre est alors l'une des plus belles de France[3] et ses écuries abritent 50 à 60 chevaux[3].
A la Révolution, cette résidence somptueuse est confisquée puis nommée Marat-sur-Saône[3] en 1793.
Les dépendances du château existent toujours en partie et abritent, depuis 1966, la maison des jeunes et de la culture de Neuville-sur-saône.
en 1586, l'actuel château est construit par Pierre d'Épinac, archevêque de Lyon, primat des Gaules, à l'emplacement d'une maison de plaisance appartenant à M. d'Ombreval[2]
en 1845[7], Marc Antoine Péricaud (1784-1864[7]), avocat, devient propriétaire du château. Il est le gendre du précédent, ayant épousé Marie Joséphine Rambaud en 1815. La place d’Ombreval, propriété des châtelains, fut longtemps l'objet de plusieurs procès avec la commune[8], notamment lors de l’installation d’une fontaine. Finalement, Marc Antoine Péricaud décida de donner cette place à la commune.
en 1961, Laurent Vergnais et sa sœur Mme Bertrand, fils et fille du précédent, font don du château à la commune de Neuville-sur-Saône qui le remanie profondément et y installe la mairie.
12345678Révérend du Mesnil, L'Ancien Forez: revue historique et archéologique, Impr. du journal de Roanne, (lire en ligne), p. 185
↑Thierry Reynard. Ombreval: état de la recherche. Actes des 28e journées d'études de l'USHL (Union des Sociétés historiques du Rhône et de Lyon Métropole), pp.78-108, 2015, 978290699833-9. ⟨halshs-01998619⟩