Ainay
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Plusieurs hypothèses sont avancées sur l'origine du nom. Ainay pourrait être lié à :
- la déesse Athéna : hypothèse douteuse mais flatteuse, formulée par Symphorien Champier, et qui remporte une adhésion quasi générale auprès des humanistes lyonnais du XVIe siècle[1] ;
- Athanase d'Alexandrie.
Histoire
Antiquité
Durant la période romaine, c'est une zone inondable, qui n’accueillait non pas de vastes monuments publics, mais des domus aux riches ornements (des mosaïques luxueuses ont été découvertes dans le quartier), ainsi que de grands entrepôts, les Canabae.
L'unique structure à vocation cultuelle que l'on pourrait situer dans ce secteur est un possible sanctuaire à Attis, à la fois fils et amant de Cybèle, et dont la mythologie des Anciens renvoyait les lieux de culte à l'extérieur de la ville[2].
Moyen Âge
L'histoire du quartier est liée à celle de la basilique Saint-Martin d'Ainay.
Un rempart a été construit de 1313 à 1324, pour protéger le domaine de l'abbaye (à la demande de l'abbé Jean II de la Palud), ainsi qu'un palais, dans lequel les rois de France ont logé à la Renaissance, et ultérieurement détruit à la Révolution[réf. nécessaire].
Temps modernes
Séjour de la cour royale (1536)
Au XVIe siècle, la cour royale est encore itinérante. En 1536, elle s'installe à Lyon (le roi François Ier s'apprête à rejoindre ses troupes au sud-est d'Avignon alors que Charles Quint est en train d'envahir la Provence).
Le , le dauphin François, héritier du trône de France, joue au jeu de paume installé au « pré d'Ainay ». Alors qu'il fait particulièrement chaud, il boit un verre d'eau glacée qui lui sera fatal. Il décédera quelques jours plus tard, à Tournon, à l'âge de dix-huit ans.
Certains pensent que cet évènement tragique a dissuadé François Ier de faire de Lyon, qui se trouvait sur la route des guerres d'Italie, sa capitale.
En hommage au jeune héritier, une rue du nord du quartier a été nommée rue François-Dauphin.
Reprise de la reconstruction des remparts (1544)
La construction des remparts a repris en 1544, ce qui n'empêchera pas les huguenots, en 1562, de dévaster les archives, l'église et une partie du cloître.
En 1745, est construit le pont d'Ainay, qui relie le quartier du centre à celui de Saint-Georges, situé sur la rive droite de la Saône.
Destruction des remparts (1777)
Les remparts sont détruits après 1777 afin de relier la ville au nouveau quartier gagné sur les eaux.
Le quartier a été aménagé dans les années qui ont suivi.
Cependant, en 1780, le pont d'Ainay est toujours situé au confluent du Rhône et de la Saône.
Époque contemporaine
La rue qui, au sud, suit la tracé des anciens remparts, a été nommée rue des Remparts d'Ainay.
Non loin de là, on trouve également la « voûte d'Ainay », qui est à l’emplacement d’une ancienne porte de l’enceinte de l’abbaye.
Ainay était le quartier de l’aristocratie lyonnaise, dès le XVIIIe siècle, puis de la grande bourgeoisie au XIXe siècle.
Aujourd'hui
Le quartier accueille la mairie du 2e arrondissement, et de nombreux cafés et commerces autour de l'axe piéton constitué par la rue Victor-Hugo.
Le siège social du groupe de négoce Descours & Cabaud se situe aussi dans ce quartier, rue du Général-Plessier.
Par ailleurs, le quartier héberge de nombreuses galeries d'art, notamment rue Auguste-Comte.
Bibliographie
- Éric Thiou, Les nobles chanoines du chapitre d’Ainay de Lyon (1685-1789), Éditions Mémoire et Documents, Versailles, 2005, 220 p.
- L'abbaye d'Ainay : légendes & histoire, Musée historique de Lyon, 1997, 119 p., catalogue d'exposition, - , (ISBN 2-901307-11-6).
- Jean-François Reynaud, Les Amis de Saint-Martin d’Ainay, La basilique Saint-Martin d’Ainay, Groupe Esprit public, 1999, Lyon, 34 p., (ISBN 2-95100785-X).
Accessibilité
Transports en commun
Métro
Ce site est desservi par la station de métro Ampère - Victor Hugo, située sur la ligne
.
Bus
- Les bus
desservent le quartier sur le quai Maréchal-Joffre, en direction de Francheville ;
- La ligne
et les lignes
le desservent sur le quai du Docteur-Gailleton, en direction de Bellecour ;
- La ligne
le traverse dans les deux sens, en passant notamment par les rues Vaubecour et Sainte-Hélène.