Château de Boulains

From Wikipedia, the free encyclopedia

Période ou stylenéo-classique
Début constructionXIXe
Fin constructionXIXe
Château de Boulains
Image illustrative de l’article Château de Boulains
Vu du château d’Échouboulains
Période ou style néo-classique
Début construction XIXe
Fin construction XIXe
Coordonnées 48° 27′ 18″ nord, 2° 56′ 29″ est
Pays Drapeau de la France France
Localité Échouboulains

Le château de Boulains est un château du XIXème siècle de style néo-classique, situé dans la commune d'Échouboulains, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France[1], à environ dix kilomètres au nord de Montereau-Fault-Yonne.

En 1996, le parc du château est pré-inventorié à l’Inventaire des monuments historiques[2].

Le château est construit à partir de 1867, pour le comte René Boussard de la Chapelle, maire d'Échouboulains, au lieu-dit "La Fontaine Rabot". Il remplacerait un ancien château, existant en ce même lieu auparavant, édifié en 1810. Fait de pierres et de briques locales, il comprend deux ailes, un toit en ardoises et un jardin à la française pourvu d’un bassin. Les maisons des gardes-chasse, construites entre 1880 et 1890 sont couvertes de tuiles du Morvan (tuiles bleues numérotées de Montchanin)[3].

En 1892, M. Georges Léopold Halphen (1832-1903) rachète le château de Boulains. Il agrandit le domaine en achetant d'autres terrains et fermes, et fait construire un moulin à vent dans le prolongement du jardin à la française, ainsi que l'aile sud du château. À sa mort, sa fille Louise et son gendre M. Émile Deutsch de la Meurthe héritent de la propriété, qu'ils transmettent ensuite à leur quatre filles : Betty, Gabrielle, Georgette et Suzanne Deutsch de la Meurthe.

Lors de la première guerre mondiale, ce château est utilisé comme hôpital militaire[4].

Maison de convalescence (1932-1942)

Suzanne Deutsch de La Meurthe (1892-1937), propriétaire du château et passionnée d’aviation, souhaite ouvrir une maison de convalescence pour les blessés de l'aviation, civils ou militaires. En , elle fait don du château à l'État, à condition qu'il serve à cette mission, et confie la gestion du domaine à sa fondation, la Fondation Maison des Ailes.

L’édifice est alors transformé, selon le souhait de sa donatrice, en maison de repos et de convalescence pour le personnel de l'Armée de l’air et de l'aviation civile, sous l'égide de l'association Les Ailes Brisées.

En 1940, à la suite de l'armistice, le domaine est réquisitionné et le château pillé. De ce fait, il n'est plus adapté pour son rôle de maison de convalescence.

La Maison des Ailes (1942-1995)

Le Conseil d'Administration de la Fondation Maison des Ailes - Suzanne Deutsch de la Meurthe[5] décide donc de confier provisoirement la gestion du domaine à l'Armé de l'Air, le , et accepte que le domaine soit utilisé comme maison d'éducation de jeunes filles appartenant à des familles d'aviateurs tués, blessés ou malades à l'occasion du service.

En effet, après l’hécatombe de la Bataille de France (mai et ), l’Armée de l’air crée rapidement deux institutions pour les enfants de ses soldats morts au combat. La première, l’École des Pupilles de l’Air, accueille les garçons à Grenoble. La seconde prend en charge les jeunes filles au Château de Boulains : c’est la Maison des Ailes (ouverte en 1942)[6].

Le , trente jeunes filles d’aviateurs sont accueillies par mademoiselle Darne, la première directrice de la Maison des Ailes[7]. Ces orphelines sont réparties en quatre équipes portant les noms prestigieux des aviateurs Guynemer et Mermoz, ainsi que ceux du maréchal Lyautey et du Père de Foucaud, tandis que les plus âgées des élèves sont désignées chefs d’équipe responsables de la discipline[8]. Des aménagements sont réalisés au sein du château afin de l’adapter à sa nouvelle fonction : un préau, des cuisines et un stade sont notamment construits.

En 1995, la Maison des Ailes ferme ses portes après avoir accueilli pendant plus de 50 ans près de 2 400 élèves. Les jeunes filles hébergées rejoignent l’École des pupilles de l’air de Grenoble[9].

Centre médicalisé (1995-2011)

À partir de 2011

Références

Related Articles

Wikiwand AI