Château de Calamès
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| Château de Calamès | ||||
| Période ou style | Médiéval | |||
|---|---|---|---|---|
| Type | Château fort | |||
| Coordonnées | 42° 52′ 12″ nord, 1° 33′ 31″ est[1] | |||
| Pays | ||||
| Région historique | Comté de Foix | |||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Ariège | |||
| Commune | Bédeilhac-et-Aynat | |||
| Géolocalisation sur la carte : Ariège
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
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Le château de Calamès (parfois référencé sous le nom de tour de Calamès) est un ancien château fort situé au sud de Foix, sur la commune de Bédeilhac-et-Aynat, dans le département de l’Ariège (09)[2].
Le château de Calamès a un nom d'origine incertaine. Trois hypothèses principales sont avancées :
- Une origine latine : le nom pourrait dériver de Calamus, signifiant « lieu des roseaux » ou « lieu humide », en référence à une ancienne zone marécageuse située au pied du roc.
- Une origine occitane : le mot Calamèré ou Calamas désigne un champ humide ou un marécage, ce qui renverrait à la même caractéristique géographique.
- Une origine anthroponymique : le nom pourrait provenir de Pierre de Calamès[3], un officier comtal qui aurait été le premier à administrer le château. L’inverse est également envisageable : l’homme aurait tiré son nom du château.
Histoire

Le château de Calamès n’est pas mentionné avant le XIIIᵉ siècle, période correspondant à l’abandon progressif de la tour de Montorgueil, située plus au nord. Il est donc probable que le château de Calamès ait été construit pour remplacer cette tour plus ancienne, moins dominante sur la vallée[4].
Le château est constitué d’un donjon et d’une très grande salle qui longe la falaise à l’est du donjon[2].
Construction
La date exacte de début de construction du château n’est pas connue, mais il est très probable qu’elle remonte au début du XIIIᵉ siècle. La durée des travaux reste également inconnue, mais le château était probablement achevé avant le début de la croisade albigeoise. Il est déjà mentionné en 1272, lorsque Roger-Bernard III, comte de Foix, le remet au roi d’Aragon avec plusieurs autres forteresses afin de prévenir leur appropriation par le roi de France[3].
Le château a été construit en utilisant le calcaire du roc, ce qui a permis de réduire considérablement le transport des pierres, par ailleurs coûteux. Les murs sont massifs, atteignant jusqu’à 80 cm d’épaisseur par endroits. Les autres éléments constitutifs du château ont probablement dû être acheminés par un chemin spécialement aménagé pour l’occasion, mais discret afin de ne pas le rendre facile d'accès.
Utilisation & rôles
Le château de Calamès servait principalement à surveiller la zone environnante, offrant une vue dominante sur toute la vallée. Il verrouillait le haut couloir de la vallée de Saurat et permettait de contrôler le col de Port[2] ainsi que des lieux stratégiques comme la grotte de Bédeilhac, connue comme refuge depuis la préhistoire. Le château a probablement participé à la croisade albigeoise, bien qu’il n’ait jamais été assiégé, compte tenu de la difficulté d’accès..
Le château n’a jamais accueilli de grande famille et a été majoritairement utilisé comme refuge et tour de guet, constituant un maillon dans un ensemble défensif plus large du comté de Foix. Il était administré par Pierre de Calamès, officier comtal. Après le rattachement officiel du comté de Foix à la couronne française, le château, comme toutes les autres possessions du comte, a été transmis au roi[3].
Aucun autre événement notable n’est enregistré durant son service.
Déclin et abandon
Après la crise du comté de Foix (1272-1277), Calamès, comme les autres fortifications environnantes, perdit progressivement son intérêt et fut de moins en moins utilisé[3]. Les informations sur les dernières années de son service restent limitées : un article local mentionne que le château était encore entretenu jusqu’au milieu du XIVᵉ siècle, et qu’il aurait servi de prison royale en 1589, bien que ces affirmations soient difficilement vérifiables. En revanche, il est certain qu’en 1672, un inventaire royal mentionne un « château ruiné ».
Finalement, c’est l’emplacement même du château qui conduisit à son abandon : son accès difficile rendait son entretien et son occupation peu pratiques. Il fut délaissé au profit d’autres fortifications plus basses et plus accessibles, comme Lordat ou Montréal-de-Sos.
Le site et le roc ont par la suite servi de repère aux habitants et ont été exploités comme carrière de pierres[5].
Situation géographique et accès

Le château de Calamès est perché sur une formation rocheuse appelée le roc de Calamès, qui culmine à 1 002 mètres d’altitude en son point le plus élevé. À l’échelle du département, le site occupe une position relativement centrale, à proximité de Tarascon-sur-Ariège, située à environ 4 km à vol d’oiseau. Le château se situe dans la commune de Bédeilhac-et-Aynat, elle-même voisine de Surba (depuis laquelle on bénéficie d’une vue directe sur le château depuis la rue principale), de Saurat et de Rabat-les-Trois-Seigneurs. Il se trouve également au cœur d’un secteur riche en formations rocheuses[2].

Le château est implanté sur un terrain public et fait partie intégrante du réseau de randonnées du Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.
Le roc de Calamès présente par endroits des pentes très raides, rendant son ascension difficile. L’accès le plus praticable se situe à l’ouest du roc, par un sentier partant de Bédeilhac. Celui-ci reste cependant raide et caillouteux. Un second accès existe depuis Saurat. Les deux itinéraires passent par le col d’Ijou. Par endroits, le sentier peut être confondu avec une sente de chèvres, étroite, gravillonneuse et parfois instable ; il est donc recommandé de bien repérer le tracé avant l’ascension[6]

