Le château de Cas est un château situé sur la commune d'Espinas dans le département de Tarn-et-Garonne.
Vue du château.Un salon.
Le château, place défensive, a été construit au IXesiècle sur un site occupé par les Gallo-Romains. Il faisait partie des possessions de la commanderie de La Capelle-Livron pendant la période hospitalière[5],[6]. Il est remanié au XIVesiècle puis au XVIIesiècle. Le jardin date du XVIIIesiècle (l'actuel ne fait que s'en inspirer, ayant été détruit par le passé), tout comme le pigeonnier[7].
Claude-Marie, comte de Lastic Saint-Jal, aide de camp du duc d'Aiguillon, brigadier de cavalerie et gouverneur de Carcassonne, s'y fixe au cours du XVIIIesiècle: en 1787, il épouse en effet Henriette de Lacapelle, fille de la propriétaire des lieux, alors veuve. La chapelle, qui date de 960, abrite le caveau familial. Le château n'a jamais été mis en vente depuis 1437, se transmettant de génération en génération et par alliances successives[7].
Fortement endommagé lors la Révolution (meubles pillés, armoiries brûlées, donjon et une tour rabaissés), il est restauré à la fin du XIXesiècle (toiture et fenêtres), puis de nouveau endommagé durant la Seconde Guerre mondiale: en effet, les propriétaires avaient caché des munitions pour les Forces françaises libres dans une pièce des sous-sols puis l'avait murée. Apprenant avoir été dénoncés, ils ont toutefois le temps de les déménager dans des grottes situées dans les falaises des environs. Les Allemands cherchent donc en vain les munitions et, en représailles, détériorent le château. Il est remis en état à partir des années 1980 par Lyonnel et Jeanne de Lastic[7].
Le monument fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [8]. Il conserve des archives, dont certaines datent de 1310[7].
↑Antoine du Bourg, Ordre de Malte: Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , p.555-556, lire en ligne sur Gallica
↑Ce château n'apparait pas dans les nombreuses donations faites aux templiers de la Capelle-Livron au XIIIesiècle. Cette commanderie possédait alors de nombreux biens mais surtout au nord de la commune de Caylus, cf. Bourg 1883, p.553.