Château de Chilly-Mazarin

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Le château de Chilly-Mazarin est un château français situé dans la commune de Chilly-Mazarin, en pays Hurepoix, dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France, à dix-sept kilomètres au sud-ouest de Paris.

Période ou styleNéoclassique
Début construction1822
Fin construction1822
Faits en bref Période ou style, Type ...
Château de Chilly-Mazarin
Image illustrative de l’article Château de Chilly-Mazarin
Châteu de Chilly, 1660 env.
Période ou style Néoclassique
Type château
Début construction 1822
Fin construction 1822
Propriétaire initial Louis Isidore Jardin
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel Commune de Chilly-Mazarin
Destination actuelle Hôtel de ville
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1926, 1929)
Coordonnées 48° 42′ 09″ nord, 2° 18′ 45″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Hurepoix
Région Île-de-France
Département Essonne
Commune Chilly-Mazarin
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Chilly-Mazarin
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Situation

Localisation du château de Chilly-Mazarin dans l'Essonne.
Château de Chilly-Mazarin
Localisation du château de Chilly-Mazarin dans l'Essonne.

Le château de Chilly-Mazarin est situé dans le centre-ville ancien de la commune, sur la rive gauche et le versant nord de la vallée de l'Yvette sur l'actuelle place de l'hôtel de ville.

Histoire

Clément Métezeau

Un premier château fut construit par les comtes de Dreux au XIIIe siècle. Au XVIIe siècle, Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat, surintendant des finances, grand-maître de l'Artillerie de France, maréchal de France, seigneur du lieu, réaménagea l'ensemble entre 1627 et 1632 par Métezeau et dota le château d'un jardin à la française avec un canal, des douves et des pièces d'eau[1].

Les peintres Simon Vouet et François Perrier, le sculpteur Jacques Sarrazin, contribuèrent à son ornement. en 1659, Molière y joua Le dépit amoureux devant Louis XIV[2].

Le château de Chilly appartient alors au petit-fils d'Antoine Coëffier, Armand-Charles de La Porte de La Meilleraye, grand-maître de l'Artillerie de France (1632-1713) et à son épouse, Hortense Mancini, nièce et héritière du Cardinal Mazarin. Transmis dans leur descendance, Chilly passe aux Durfort-Duras, puis aux d'Aumont[2].

En 1804, Louise d'Aumont vend le château à l'homme d'affaires Louis Joseph Lecocq qui en fit détruire les deux ailes. En 1822, il revend le domaine en deux lots distincts. Le corps de logis principal est acheté par Louis Isidore Jardin, qui le rase pour reconstruire une demeure bourgeoise de style néoclassique, puis il fut remanié en 1903.

Dans les années 1920, le château est propriété de François-Ignace Mouthon, patron de presse et brièvement maire de la ville en 1929-1930[3].

Le , le pavillon du regard fut inscrit aux monuments historiques, puis le , les douves, le pont et le pavillon d'entrée furent à leur tour inscrits[4].

En 1971, l'ensemble est acheté par la municipalité pour y installer l'hôtel de ville[5].

Architecture

Le château construit au XVIIe siècle se composait d'un corps de logis prolongé, à chacune de ses extrémités, par un massif pavillon surmonté d'un comble à lanternon. Côté cour, l'édifice comportait deux ailes en retour et deux bâtiments plus bas de dépendances, un sur chaque côté de la cour[6]. Ces deux bâtiments de dépendances existent encore aujourd'hui, dans leur plus grande partie[7].

Le château actuel est construit sur un terre-plein engazonné encadré par des douves en eau[8], franchies par un pont à trois arches supportant un portail monumental[9]. Le côté nord de la cour est fermée par les communs composé de deux pavillons carrés à deux étages surmontés d'un toit en ardoise à quatre pans, reliés par un immeuble à toit mansardé[10]. Le bâtiment principal est construit en pierre de taille, un corps principal est encadré par deux pavillons symétriques en retrait de la façade, le tout est élevé sur quatre niveaux, le dernier mansardé. Trois baies sont percées à chaque niveau du corps principal et une sur chaque collatéraux, deux œils-de-bœuf surplombent les fenêtres latérales au niveau de la toiture faite d'ardoise et de zinc à quatre pans.

Le parc du château est encore aujourd'hui composé d'un canal au sud et décoré d'une folie servant de regard pour l'aqueduc amenant les eaux des pièces d'eau[11].

Galerie

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :

Bibliographie

  • Philippe de Cossé-Brissac, Châteaux de France disparus, 1947, Paris, Éditions Tel, 108 pages, pages 76-78.

Sources

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