Château de Farcheville
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| Château de Farcheville | ||
| Type | Château | |
|---|---|---|
| Début construction | XIIIe siècle | |
| Fin construction | XIVe siècle | |
| Protection | ||
| Coordonnées | 48° 25′ 31″ nord, 2° 17′ 16″ est | |
| Pays | ||
| Région historique | Gâtinais | |
| Région | Île-de-France | |
| Département | Essonne | |
| Commune | Bouville | |
| Géolocalisation sur la carte : France
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| Site web | chateaudefarcheville.com | |
| modifier |
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Le château de Farcheville est situé dans la commune française de Bouville, dans l'ancienne province du Gâtinais, aujourd'hui département de l'Essonne et la région Île-de-France, à quarante-sept kilomètres au sud de Paris.
Historique
Selon dom Basile Fleureau, auteur en 1683 des Antiquités de la Ville et du Duché d'Étampes, on pouvait encore lire en 1667 sur la porte du logis de Farcheville une inscription attribuant la construction d'un « château considérable » à Hugues II de Bouville (1240-1304), baron de Milly, chambellan de Philippe le Bel, en 1291.
La chapelle est citée en 1321. Il s'agit probablement de celle qui a été conservée jusqu'aujourd'hui, avec son décor dont les peintures murales et les lambris de couvrement sont ornés d'anges musiciens, et qui paraît dater du début du XIVe siècle[1].
En 1407, le domaine entre par héritage dans les possessions de la branche de Châtillon-sur-Loing de la maison de Coligny, illustre famille protestante qui va le conserver pendant plus de deux siècles. Il est pillé et saccagé à trois reprises pendant les guerres de Religion entre 1567 et 1576, et remis en état entre 1578 et 1604.
Farcheville entre aux XVIIe et XVIIIe siècles dans le patrimoine de riches familles de robe, les Jappin puis les Maynon. En 1637, la seigneurie est achetée par Maximilien Jappin, conseiller et secrétaire du roi. En 1741, le domaine devient la propriété de Vincent Michel Maynon, président de la quatrième chambre des enquêtes au Parlement de Paris[2]. Sous la Révolution française, celui-ci ne put empêcher la démolition d'environ la moitié des arcs de l'enceinte et d'une partie des créneaux. À cette époque, le pont-levis avait déjà disparu et les fossés étaient dits « cultivés ».
Des travaux « sans doute importants, quoique peu documentés »[1] sont réalisés dans la seconde moitié du XIXe siècle. Une nouvelle remise à voitures est notamment bâtie en 1858 sur des dessins de l'architecte Alphonse Adam. Une campagne de restauration de grande envergure est entreprise à partir de 1899, avec notamment la reprise de la totalité du mur d'enceinte, la construction d'au moins trente-deux créneaux et la réfection des cintres. La façade principale est entièrement rhabillée. Le chemin de ronde reposant sur des arcades date en totalité de 1900-1901. L'architecte Anjubert exécute également des dessins pour les nouvelles ferrures de la grande salle et de la chapelle.
Classé monument historique en 1948 et inscrit en 1947[3], d'importantes restauration ont encore lieu dans les années 1980.