Château de Fontaine-la-Soret

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Période ou styleArchitecture néoclassique
TypeChâteau
Début constructionXVIIIe siècle
Fin constructionXIXe siècle
Château de Fontaine-la-Soret
Image illustrative de l’article Château de Fontaine-la-Soret
Vue du corps de logis carré et de l'une des deux ailes.
Période ou style Architecture néoclassique
Type Château
Début construction XVIIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Alexandre Estienne d'Augny
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1986, 1995)
Logo des sites naturels français Site classé (1988)
Logo affichant deux demies silhouettes d'arbre Jardin remarquable (2014)
Coordonnées 49° 08′ 56″ nord, 0° 43′ 12″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Département Eure
Commune Nassandres sur Risle
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Fontaine-la-Soret
Géolocalisation sur la carte : Normandie
(Voir situation sur carte : Normandie)
Château de Fontaine-la-Soret
Géolocalisation sur la carte : Eure
(Voir situation sur carte : Eure)
Château de Fontaine-la-Soret
Site web

Le château de Fontaine-la-Soret, ou château de la Carogère, est un château des XVIIIe et XIXe siècles situé à Nassandres sur Risle, dans le département de l'Eure en Normandie. L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le et son parc depuis le . Celui-ci est également classé en tant que site naturel protégé et bénéficie, depuis 2014, du label des jardins remarquables.

Le château de Fontaine-la-Soret se situe dans l'ancienne commune de Fontaine-la-Soret, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Nassandres sur Risle. Il s'élève dans l'Ouest du département de l'Eure, à l'extrémité est de la région naturelle du Lieuvin[1] et à mi-chemin entre Brionne et Beaumont-le-Roger, au cœur de la vallée de la Risle[2],[3]. La départementale 613 qui relie Évreux à Lisieux passe à quelques centaines de mètres au nord du domaine tandis qu'une ligne de chemin de fer (ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg) le longe à l'est. Du parc s'offrent à la vue plusieurs perspectives sur les alentours, notamment à l'ouest vers le village et son église et à l'est vers les coteaux boisés de la vallée[3].

Histoire

Alexandre Estienne d'Augny, fermier général, est chargé par le roi Louis XV de développer le commerce entre Paris et les ports de la Manche. Pour cela, il crée une route royale reliant Paris à Caen[4],[5].

Il décide de s'installer à Fontaine-la-Soret, commune alors localisée à proximité de cette route, à mi-distance des deux villes. Il fait détruire le château existant et en fait construire un nouveau entre 1764 et 1769[4],[3],[6]. Il fait édifier également tous les autres bâtiments du domaine, à savoir les communs, le manège, les pavillons de conciergerie et le presbytère[4].

Quant au parc, il est aménagé entre 1764 et 1772, parallèlement à la construction du château[3],[7]. Avant la fin du XVIIIe siècle, il est agrémenté de nombreux hêtres devant le château, de jardins « à la française » sur les côtés Est et Sud et de bosquets ordonnancés dans la pente aujourd'hui limitée par la voie de chemin de fer[4].

Au décès d'Alexandre d'Augny, le 28 nivôse an VI (), son cousin Nicolas d'Augny hérite de la propriété ; à la mort de celui-ci (5 pluviôse an XI ()), le domaine revient à son légataire universel, Joseph Pierre de Revilliasc, puis au neveu de ce dernier, Charles de Revilliasc, lors de son mariage avec Mlle de Louvencourt.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, le domaine reste la propriété de la famille Revilliasc, qui le vend le au comte et à la comtesse d'Eprémesnil. Ces derniers le vendent à leur tour à M. Louis de Clercq, le .

Au siècle suivant, le paysagiste Victor Crombez crée, dans la partie la plus basse du parc et près d'une chaumière, un étang et des cascades[2].

Dans les années 1960, le paysagiste anglais Russell Page réaménage le parc autour du château. Il crée des pentes douces, dessine un jardin d'eau et un jardin de fleurs et restructure les terrasses du château[2],[7]. Toutefois, il ne parvient pas à achever son œuvre. Au milieu des années 1980, le paysagiste Louis Benech s'attelle à la finir [2],[4].

Architecture

Château

Le château, d'inspiration néoclassique, est constitué d'un corps de logis carré encadré par deux ailes en retour. Il est construit en pierres de taille et agrémenté de panneaux de briques. L'édifice présente des façades sobres, avec bossages et encadrements de baies. Toutefois, celles du corps central sont mis en valeur par des pilastres surmontés de frontons. Quant à la toiture en ardoises, elle est mansardée et possède des terrassons à forte pente, qui la rendent « très présente dans la composition architecturale »[3].

Autres édifices

Plusieurs bâtiments, construits pour la plupart, à la même époque que le château, parsèment le domaine : conciergeries, communs, écuries et manège, chaumière, ancien presbytère et école.

Parmi ces différents édifices, se distinguent particulièrement :

  • Le manège (XVIIIe siècle). Cet édifice couvert, destiné à la pratique de l'équitation, est remarquable par sa charpente, en forme de coque de bateau inversée[5].
  • Les communs. Deux pièces y sont aujourd'hui aménagées : l'une est consacrée à la vie du château (histoire, carte ancienne, généalogie des propriétaires, chasse à courre, photos anciennes et modernes…) ; l’autre est dédiée à la vie de la commune de Fontaine-La-Sorêt et des communes avoisinantes (La Rivière-Thibouville, Nassandres, Beaumont-Le-Roger), et témoigne de la vie de la population au début du XXe siècle (costumes et coiffes, machines anciennes, photos illustrant la vie des champs et des usines…)[5].
  • L’ancien presbytère. Datant de l'époque du directoire, sa construction est postérieure à celle du château. Il est devenu, par la suite, “la laiterie”[5].
  • Le "cottage". En bordure de l'étang s'élève une chaumière d'agrément de la fin du XVIe siècle[8].
  • L'école. Durant la Seconde Guerre mondiale, les écoles des villages voisins ayant été bombardées, des classes se tinrent dans les dépendances du château. Une salle de classe est reconstituée[5].

Parc

Le parc, d'une superficie totale de 12 ha, peut se découper en trois parties distinctes datant chacune d'époques différentes :

  • La première partie, du XVIIIe siècle, s'étend des entrées à la cour d'honneur. Elle comprend des tilleuls, des ifs à l'italienne, des hêtres bi-centenaires[n 1], des roses à l'ancienne, des allées bordées de feuillus divers, des persistants et des conifères[5],[4] ;
  • La deuxième partie, restaurée au XXe siècle par le paysagiste Russell Page, s'étend autour du château, de la cour d'honneur à la grande charmille. Elle comprend deux bassins animés par des jets d'eau, des jardins de fleurs divisés en seize triangles, des haies d'ifs, de nombreuses variétés de vivaces, ainsi que le cèdre du Liban du XVIIIe siècle[2],[5],[4] ;
  • La troisième partie, du XIXe siècle, est située en contrebas du parc près de la chaumière. Appelée le « jardin romantique », elle se compose d'un massif boisé parcouru de cascades et surplombant un étang. Elle est l'œuvre du paysagiste Victor Crombez[2].

Protection

Notes et références

Annexes

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