Château de Gaudiès

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Début constructionXIIIe siècle
Fin construction1740
Propriétaire initialArchevêque de Toulouse
ProtectionLogo monument historique Inscrit MH (1977)
Château de Gaudiès
Image illustrative de l’article Château de Gaudiès
L'ancien pont-levis du château
Début construction XIIIe siècle
Fin construction 1740
Propriétaire initial Archevêque de Toulouse
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1977)
Coordonnées 43° 10′ 32″ nord, 1° 43′ 51″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Commune Gaudiès
Géolocalisation sur la carte : Ariège
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Château de Gaudiès
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Château de Gaudiès
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(Voir situation sur carte : France)
Château de Gaudiès

Le château de Gaudiès est un château situé à Gaudiès, en Ariège (France).

Possession ancienne des évêques de Toulouse puis de la maison de Lévis, il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Moyen Âge

Le château primitif de Gaudiès est construit au XIIIe siècle, précisément à partir de 1280 par l'évêque de Toulouse Bertrand de l'Isle-Jourdain, et autour d'une église du XIIe siècle[2]. Des fortifications plus anciennes existaient sur place, où s'est développé depuis deux siècles le village. Certains notables du lieu possédaient leurs habitations à l'intérieur de la cour fortifiée du château à partir du XIVe siècle[3].

Plus ancienne et plus importante seigneurie relevant du diocèse de Toulouse, c'est durant tout le Moyen Âge l'une des baronnies lui appartenant. Si l'évêque n'y séjourne jamais, le château de Gaudiès sert de chef-lieu à la châtellenie éponyme, qui comprend les seigneuries La Bastide-Garderenoux, Esplas, Saint-Michel et Saint-Martin-d'Oydes[3]. En , le pape Clément V, dont le neveu Gaillard de Preyssac est évêque de Toulouse, se serait arrêté au château en allant de Toulouse ou de Saint-Bertrand-de-Comminges à Carcassonne[4].

Période moderne

La seigneurie demeure en possession du diocèse jusqu'au milieu du XVIe siècle, période à laquelle les guerres de Religion débutent et que le roi de France réclame l'aliénation de certains biens du clergé afin de protéger le Royaume[1]. Taxé à hauteur de 6000 livres, l'archevêque d'alors, le cardinal d'Armagnac, vend la baronnie et le château le à Mariet Daveran. Ce dernier est lieutenant du juge de Villelongue[4]. Puis le tout est bien vite revendu à la famille de Villemur, possédant les seigneuries de Pailhès et Bonnac[3], puis à celle de Rigaud et enfin à la maison d'Amboise d'Aubijoux[4]. Durant le conflit, l'édifice est plusieurs fois pris d'assaut par des huguenots, et subit de graves dommages, notamment pour sa tour circulaire[1].

Puis le village et l'édifice passent de mains en mains, revenant régulièrement aux mains des Lévis, qui les possèdent ainsi par intermittence de 1594 (ou 1584[2]) à 1840[3]. A la fin du XVIe siècle, Jean-Claude de Lévis détruit les maisons installées dans la cour, rénove les bâtiments et construit un pavillon à la française, travaux que termine sa fille Elisabeth, avec une pierre portant la date du dans la muraille ouest. En 1620, sont percées de nombreuses fenêtres à meneaux et baies géminées, ainsi qu'une porte ronde, offrant plus de confort, sous l'impulsion d'Henri de Lévis-Mirepoix[2]. En 1628, lors des rébellions huguenotes, un nouvel assaut huguenot a lieu.

Le , l'archevêque Charles de Montchal revendique Gaudiès, puisque la vente fut forcée, et un long procès débute. Malgré la décision du Conseil du roi de lui donner raison dans un premier temps, François de Lévis continue de résider au château. Le Conseil renouvelle sa décision le , réclamant du lieutenant-général de Pamiers qu'il l'applique, mais un compromis est finalement atteint le entre François et le nouvel archevêque, Charles de Bourlemont. Celui-ci reçoit 12 500 livres et renonce à Gaudiès. A la fin du XVIIe siècle, l'archevêque Jean-Baptiste-Michel Colbert réclame l'hommage du marquis de Gaudiès qui refuse[5]. Entre 1727 et 1740, Joseph-Christante de Lévis utilise la tour ronde de l'est afin d'étendre le corps de logis, rase le pavillon et diverses autres constructions[2].

Époque contemporaine

Léo-Guy-Antoine de Lévis, pair de France et député de la Loire, hérite du château par son père ; il le vend en 1840.

Les façades et toitures du château actuel, ainsi que les vestiges de l'ancienne bâtisse sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du [1]. De 1967 à 1996 des rénovations sont menées[2].

Architecture

Références

Voir aussi

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