Château de Grandpré

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Construction
1618
Propriétaire
Privée
Château de Grandpré
Château de Grandpré - Porte de la Justice
Présentation
Type
Style
Construction
1618
Propriétaire
Privée
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
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Le château de Grandpré est constitué des éléments subsistant d'un château situé à Grandpré[1], en France, construit par les Joyeuse, comtes de Grandpré, à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle.

Le château est situé sur la commune de Grandpré, dans le département français des Ardennes. Le lieu a été longtemps stratégique situé sur le versant nord de la vallée de l'Aire, contrôlant un des rares passages coupant la forêt d'Argonne. C'est la Trouée de Grandpré. Ce passage a été comparé aux Thermopyles par le général Dumouriez, dans les mouvements de troupes préparatoires à la bataille de Valmy.

Description

De ce qui reste aujourd'hui du château de Grandpré, on remarque tout d'abord la remarquable tour-porte de la Justice, le long de la petite route en pente montant vers la colline. Cette porte est entourée de façades en briques animées de chaines harpées non saillantes réalisées en pierre locale qui est un calcaire de couleur jaunâtre.

Au centre, dans le renfoncement, le porche est surmonté d'un fronton à volutes, que soutiennent deux colonnes torses. Placées sur des bases sculptées, ces colonnes sont décorées de feuillages enroulés et supportent une corniche et un tableau nu, accosté de petits volutes. Surmontant la porte charretière, une grande fenêtre à meneaux croisés éclaire l'étage de la tour. À la naissance du comble doté d'un toit à la française, se détachent trois bretèches, chacune portée par trois consoles et couronnée d'un fronton rehaussé de boules, de modillons, et de volutes. Ces bretèches étaient censées défendre les deux portes piétonnières latérales ainsi que charretière centrale et la fenêtre à meneaux qui la surplombe. Cette grande arcade charretière en plein cintre est donc encadrée de deux portes piétonnes également en plein cintre. L'ensemble de cette entrée, assez remarquable, est de pur style Louis XIII, style baroque assez rare. L'ensemble est daté : 1618[2].

Les deux pavillons qui encadrent la porte de la Justice sont des bâtiments barlongs à usage de communs, percés de rares ouvertures vers l'extérieur et qui sont dotés à chacun de leurs angles d'une échauguette carrée reposant sur trois moulures à ressaut. La rareté et la petitesse des fenêtres ouvertes dans le mur extérieur de ces longs bâtiments ainsi que la présence des trois bretèches au-dessus de la porte dénotent une préoccupation défensive -même si celle-ci est plus symbolique qu'efficace- non pas pour résister à un siège en règle mais tout au moins pour se prémunir contre un petit "coup-de-main" ou décourager d'éventuels voleurs. Dans le même esprit défensif, les pavillons possèdent quelques petites canonnières plus aptes à servir des armes à feu individuelles (arquebuses puis mousquets) plutôt que de petites pièces d'artillerie.

Les trois passages à travers la tour-porte sont surmontés d'élégantes arcatures à croisées d'ogives portant sur des piliers.

Côté cour, on retrouve le triple portail tandis que trois lucarnes à fronton coupé se substituent aux bretèches.

Historique

Références

Annexes

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