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Château de Harrieta

château français situé à Saint-Jean-le-Vieux From Wikipedia, the free encyclopedia

Le château de Harrieta (en basque Harrietako jauregia), également appelé Arrieta, est un château bâti à partir d'une maison forte du XIIe siècle et situé à Saint-Jean-le-Vieux, en France. Les formes anciennes « Ferriete » ou « Ferriette » correspondent à des graphies historiques aujourd'hui considérées comme fautives[1],[Note 1].

Faits en bref Destination actuelle, Coordonnées ...
Château de Harrieta
Image illustrative de l’article Château de Harrieta
Destination actuelle propriété privée
Coordonnées 43° 09′ 12″ nord, 1° 12′ 09″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Basse-Navarre
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Commune Saint-Jean-le-Vieux (Pyrénées-Atlantiques)
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Le jauregi de Harrieta constituait un lieu de réunion politique dans la province basque de la Basse-Navarre, accueillant les assemblées du pays de Cize (Garaziko juntak ou biltzarra[2]).

Toponymie

Attestations historiques

Le toponyme Harrieta est attesté depuis le XIIe siècle. Sa plus ancienne mention connue apparaît vers 1150 sous la forme Ferriete, suivie peu après de l'anthroponyme Othsoa de Ferriete. Au XIIIe siècle, plusieurs graphies coexistent, notamment Ariete, Herryeta et Arrieta, témoignant des variations orthographiques des scribes médiévaux. À partir de la fin du XIVe siècle, les formes Harrieta et Harriete s'imposent progressivement, comme l'illustre la mention de la sale de Harrieta en 1412. Les documents modernes et contemporains emploient presque exclusivement la graphie Harrieta, qui constitue aujourd'hui la forme basque normalisée du toponyme, tandis que les variantes anciennes (Ferriete, Arrieta, Harriete ou Harriette) témoignent de son évolution orthographique au fil des siècles[3].

Terminologie des demeures nobles basques

En français, plusieurs demeures seigneuriales de Basse-Navarre sont traditionnellement désignées comme des « châteaux », bien qu'elles correspondent davantage aux jauregiak de la tradition basque, c'est-à-dire à des maisons nobles ou palais seigneuriaux qu'à des forteresses proprement dites. Cette différence de terminologie reflète une évolution de l'usage plutôt qu'une distinction architecturale stricte : si le terme français « château » s'est largement imposé dans l'historiographie et le patrimoine local, les sources en langue basque emploient généralement jauregia pour désigner ces résidences nobiliaires, réservant gaztelua aux véritables châteaux forts ou ouvrages défensifs[2],[4],[5].

Étymologie basque

Le toponyme Harrieta est généralement interprété comme un nom d'origine basque formé sur harri (« pierre ») et le suffixe locatif ou collectif -eta, fréquent dans la toponymie basque. Il pourrait ainsi désigner un lieu caractérisé par des pierres, un terrain pierreux ou un ensemble lié à la pierre[6]. Les attestations médiévales montrent cependant une évolution graphique importante, avec des formes telles que Ferriete (vers 1150), Ariete (1249), Herryeta (1249), Arrieta (1294) et Harrieta (à partir de l'époque moderne). La forme actuelle Harrieta est celle retenue par les travaux toponymiques contemporains[3].

Historique

Blason des Harrieta.

Durant la période 1150-1170 il est la propriété de Othsoa (Otsoe) de Ferriette[7],[8].

Il figure comme palacio ou jauregi (maison noble) au recensement de 1388 effectué au royaume de Navarre[9]. C'est l'endroit où se réunissait le biltzarra ou la junte du Pays de Cize dont les décisions étaient lues publiquement par le seigneur[10]. Le seigneur de Harrieta utilisait le balcon du palais, appelé jauregiko sohailua, pour communiquer les décisions aux habitants, notamment lors d'un conflit opposant la population locale aux représentants du roi de France au sujet du salin d'Ugarre et du commerce du sel[2].

Il figure sur l'inventaire de 1516 des biens navarrais acquis par la Castille et est inscrit comme maison noble en 1622[8].

En 1642, César de Larralde se marie avec Gratienne de Murulu (de la salle d'Arros aujourd'hui disparue) et acquiert le château qui à cette date fait partie du royaume de France et de Navarre[11]. L'exploitation du sel fait la fortune de la famille et vaut à Bernard de Harrieta d'être violenté par les villageois pour avoir proclamé en 1685 l'annexion au domaine royal des salines du village voisin d'Aincille[10]. Cette révolte populaire est réprimée dans le sang. Les Larralde sont bien en cour à Versailles et Sauveur de Larralde devient baron en 1691. Le château reste la propriété de cette famille jusqu'à la Révolution française[12]. Par la suite le domaine devient une propriété agricole et continue son activité de relais de diligence.

Architecture

Ruines du relais de diligence du château de Harrieta

La maison forte du XIIe siècle comporte deux tours hors-d’œuvre dissymétriques. Elle diffère en cela avec la plupart des maisons fortes de la région, des bâtiments simples à section rectangulaire[13]. Elle était complétée au sud par une basse-cour ceinte de murs.

Le château est incendié et partiellement détruit à la fin du XVIe siècle pendant les Guerres de Religion. Il est reconstruit au XVIIe siècle et remanié au XVIIIe siècle, conduisant à l'aspect actuel des murs côté sud, y compris les ouvertures[14]. Au XIXe siècle la porte médiévale au nord a été murée.

Au sud des dépendances, aujourd'hui ruinées, ont abrité un relais de diligence. Celui-ci a été actif de sa création à la fin du XVe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

À proximité de la maison se trouvait une chapelle d'époque médiévale détruite au début du XXe siècle.

Notes et références

Voir aussi

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