Des urnes cinéraires probablement retrouvées à l'emplacement du château laissent supposer qu'il y avait un cimetière à l'époque gallo-romaine[2].
Un donjon de bois aurait été dressé vers 960, détruit vers 1005 par le duc d'Aquitaine, et reconstruit en pierre vers 1011. En 1225, il aurait été à nouveau démoli, par des soldats anglais. Reconstruit avant 1248 par Guillaume de La Roche-Aymon, il fut gravement endommagé par les Anglais vers 1360, en pleine guerre de Cent ans. Il en subsiste une fenêtre dans l'actuelle tour d'entrée. Guy de La Roche-Aymon entreprit alors d'importants agrandissements, dont la plupart ont survécu jusqu'à nos jours: il érigea un corps de logis flanqué au sud d'une tour carrée d'escalier et au nord-est d'un oratoire voûté (peut-être l'ancien donjon et l'actuelle tour d'entrée) contre lequel fut bâtie une tour ronde. Au nord fut construit un donjon carré. En 1465, un incendie détruisit la tour ronde. En 1472, celle-ci fut remplacée par une tour carrée, tandis qu'au donjon fut accolé, à l'ouest, un corps de logis. En 1585, ce corps de logis fut doublé, tandis que la tour carré du nord-est était elle-même transformée en corps de logis et que l'escalier sud était remplacé par l'escalier actuel coiffant la tour d'entrée. Vers 1655, la pente des toits fut rabaissée et le pont-levis remplacé par l'actuel pont en pierre, pour répondre aux goûts de l'époque[2].
Le porche d'entrée fut construit au xvıe siècle dans une ouverture pratiquée dans le mur d'enceinte. Au xvııe siècle, le porche fut flanqué de deux ailes, l'aile est se terminant par deux échauguettes[2]. On aperçoit encore, sur le porche, une pierre portant la date de 1641. À l'ouest de cet ensemble furent construits des bâtiments de ferme, sur l'un desquels se lit la date de 1635.
Yolande Goislard de Villebresme, fille d'Antoinette de La Roche-Aymon et petite-fille de Renaud de La Roche-Aymon, hérita d'une partie de la propriété de Guichard de La Roche-Aymon, fils de Renaud, en 1900, et de l'autre de Marie Boissel de Monville, veuve de Renaud, en 1911. Alain Le Cardinal de Kernier, neveu de Yolande, en hérite à son tour en 1922[3].
Entre 1927 et 1960, Alain de Kernier entreprend d'importantes campagnes de travaux d'embellissement. Des éléments de diverses provenances sont réemployés (lucarnes, fenêtres...)[2],[4]. Un jardin d'inspiration médiévale est aménagé à partir de 1930, sur les conseils de la paysagiste Marguerite Charageat[2],[4].
Le porche et la tour attenante ont été inscrits au titre de monument historique par arrêté du .
Le parc et ses éléments suivants: parterres, sphynge, gargouille, quatre statues en fonte, rocaille, fabrique, banquette, escaliers, vivier, éléments de mobilier (bancs, bacs, petite fontaine, table en pierre), fronton avec blason, promenoir et orangerie ont fait l'objet d'une deuxième inscription par arrêté du (puis modifiée par arrêté du )[4].
Notes et références
↑(en) «OpenStreetMap», sur OpenStreetMap (consulté le ).
12345Maurice Dayras, «Le Château de Mainsat», Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, , p.119-126 (lire en ligne)