Château de Mondoubleau

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Destination initiale
Construction
XIe siècle, XIIe siècle, XIIIe siècle
Commanditaire
Seigneurs de Mondoubleau
Vicomte de Châteauduncomtes de Vendôme
Propriétaire
Château de Mondoubleau
Vue du donjon depuis la haute court du château.
Présentation
Destination initiale
Construction
XIe siècle, XIIe siècle, XIIIe siècle
Commanditaire
Seigneurs de Mondoubleau
Vicomte de Châteauduncomtes de Vendôme
Propriétaire
Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées

Le château de Mondoubleau est un ancien château fort, dont les vestiges se dressent sur la commune française de Mondoubleau dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.

Le château se situe, comme la ville, sur un grand plateau, bordé à l’ouest par la Grenne. Il en occupe le point le plus favorable à l’extrémité sud.

Historique

Le castrum de Mondoubleau est mentionné pour la première fois vers 1028-1031. Il est alors la possession d’Hugues Doubleau, qui le fit bâtir quelques années auparavant. Hugues est un fidèle du comte Eudes II de Blois. Il fonde alors dans le castrum la collégiale Notre-Dame, qu’il fait dépendre par cet acte de l’abbaye de Tuffé[1].

Vers 1077, la collégiale Notre-Dame fondé dans les murs du château est réformée pour devenir un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Vincent du Mans[2].

À sa mort, son fils, Hugues III, est mineur, alors Geoffroy Martel, comte d’Anjou et de Vendôme en profite pour prendre la suzeraineté du château (au détriment du comte de Blois)[1].

Vers 1119, Helvise de Mondoubleau, fille de Hugues III, se marie avec Geoffroy III vicomte de Châteaudun, apportant ainsi la seigneurie dans le giron Dunois[3].

Le fils de ceux-ci, Hugues IV de Châteaudun met le château à disposition de Philippe Auguste lors de sa guerre contre Henri II Plantagenêt, assurant ainsi au premier toutes les places du sud du Maine avec Trôo, La Chartre, Montoire et Les Roches-l’Evêque. En 1189, Geoffroy de Lavardin, fils du comte de Vendôme attaque le château, et y trouve la mort[4],[2].

Après les guerres entre Plantagenêt et Capétien, en 1205, le vicomte Geoffroy V de Châteaudun doit reconnaître comme suzerain pour Mondoubleau, le comte Jean II de Vendôme, récompensé pour son soutien à la cause capétienne. Mais il reçoit en contrepartie des fiefs supplémentaires[2].

Geoffroy VI de Châteaudun, fils du précèdent, est seigneur de Mondoubleau de 1218 à 1249. Il semble à l'origine d'important travaux de refortification du château dans les années 1230. Pour ce faire, il déplace le prieuré castral au Guériteau (commune actuelle de Choue) en 1238[2],[5].

Ruines de la chapelle du Guériteau, sur la commune de Choue.

En 1242, il se défait de la suzeraineté abusive du comté de Vendôme et également de celle traditionnelle du comté de Blois, pour rendre hommage directement au roi. Le fief est, cinq ans plus tard placé dans la mouvance angevine (comté d'Anjou donné en apanage à Charles Ier d'Anjou, permettant d'arrêter toutes les prétentions vendômoises sur la châtellenie[2].

À la mort de Geoffroy VI de Châteaudun en 1249, l'avenir de Mondoubleau s'écrit par les femmes, le château passe à sa fille cadette, Clémence de Châteaudun, qui ainsi l'amène dans les biens de son mari Robert Ier de Beu. Leur fille ainée, héritière de la seigneurie, épouse Raoul de Clermont, connétable de France. Eux-mêmes ont pour ainée une fille qui épouse Guillaume Ier de Termonde. Le château leur est momentanément confisqué par Philippe le Bel en raison de la rébellion de Guillaume au côté de son père, le comte de Flandre[2]. Durant cette confiscation, le baillage royal, effectue des renforcement au château pour la somme de 85 £.t[2]. La petite fille de Guillaume, Marie de Flandre-Dampierre, fait passer Mondoubleau à Ingelger Ier d'Amboise lors de leur mariage en 1334. Leur fille Jeanne l'amène dans l'escarcelle des comtes de Dammartin par son mariage avec le comte Charles de Trie qui est dit seigneur de Mondoubleau en 1394[2].

En 1406, Louis Ier de Bourbon, comte de Vendôme, rachète la seigneurie au comte de Dammartin d'alors (le fils ainé de Bureau de La Rivière). Ainsi Mondoubleau passe enfin totalement sous contrôle vendômois[2].

Pendant la guerre de Cent Ans, le sort du château n'est pas connu. En 1484, la seigneurie est officiellement intégré dans le comté de Vendôme en le détachant de celui du Maine par ordre royal de Charles VIII[2].

Par la suite, le château est complétement délaissé, il n'est pas pour autant démantelé. À la fin du XVIIIe siècle, il est dans un état de ruine avancé, à cause de son abandon. Cependant, le donjon était encore entier jusqu'en 1812, à cette date, il s'écroule partiellement, et de nouveau en 1873 (cela étant dû au creusement de la motte sur laquelle il se trouve, expliquant sa position inclinée actuelle)[2].

Description

Le castrum de Mondoubleau se composait d’une enceinte quadranqulaire d’environ 150 sur 120 mètres. Le tout formait un ensemble tripartite : une basse-cour, déjà peuplé à l’origine, une haute-cour formant le secteur noble et enfin la motte portant le donjon. Le château proprement dit (haute-court plus motte) occupe le quart sud-est de l’enceinte, en contre-haut par rapport à la basse-cour, une enceinte le sépare de cette dernière. L’ensemble est fortifié de douze tours (dont sept sont réellement discernable aujourd’hui), neuf flanquant l’enceinte du château proprement dit.

Galerie

Notes et références

Bibliographie

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