Château de Morteuil
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| Style |
Moderne |
| Début de construction |
XVIIIe siècle |
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| Adresse |
Rue du Chemin Neuf |
| Coordonnées |
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Le château de Morteuil est un édifice situé à Merceuil, dans le département de la Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté. Il a appartenu à Jacques Copeau.
Historique
Origine
La seigneurie de Morteuil est mentionnée pour la première fois le dans un acte de donation de François de Ferrière à son frère Jehan. Il lui fait ainsi don des maisons fortes, terres et seigneuries de Vitry-le-Croisé, Tailly, Morteuil, Chassagne et Santenay.
Du XVIIe au XVIIIe siècle
Le château en lui-même est cité le , lors de l'achat du château de Masse, dont dépendent les villages de Masse et Morteuil. La transaction, qui inclut toute justice seigneuriale et a lieu entre Jean-Baptises Barnadin et Gilbert de la Rozière, seigneur de Roudon, s'accompagne d'un dénombrement dans lequel est mentionné l'édifice[3]. Il est ensuite grandement reconstruit au XVIIIe siècle[1], et en 1766, il appartient au seigneur Henri de Riollet, qui y réside[4].
En 1794, le château est décrit par François Guillemot, dans son devis portant sur la suppression des signes distinctifs de la féodalité dans le contexte de la Révolution. L'essentiel de l'édifice est conservé, mais on enduit la maçonnerie, mure les quatorze meurtrières et l'emplacement des balanciers du pont-levis disparu est bouché. Ainsi, Guillemot « Certifie que le château ne pouvoit être considéré comme un château for puisqu'il n'a ni tour ni créneaux ni tourelles et que le fossé qui s'y trouve au couchant n'a été fait que pour assainir les caves, puisqu'il est presque au niveau de la prairie ; cependant la porte de ce château étoit autrefois à pont-levis, et il existe encore les embrasures des balanciers »[3].
Le XXe siècle
Le , le critique de théâtre Jacques Copeau s'établit au château avec sa troupe. La bâtisse est alors en mauvais état, même partiellement abandonnée et les terrains alentour deviennent marécageux à la première pluie. Néanmoins, le loyer est très abordable[5]. Il y écrit par exemple Le Veuf, et les comédiens s'entraînent sur une petite scène installée dans le hall principal. Sa troupe quitte les lieux à la fin de l'an 1925[6].