Le château actuel se présente comme un corps de bâtiment unique auquel a été ajouté un petit corps de bâtiment plus bas. Une tour carrée et une tour ronde marquent les extrémités sud-est et sud-ouest. Une autre tour ronde marque la limite entre le corps de bâtiment principal et le corps de bâtiment plus petit sur la façade est. Les maçonneries sont en briques polychromes rouges et bleues. À droite se dresse une tour carrée, vestige de l'ancien donjon médiéval[2].
Historique
Le château est construit à la fin du XVIesiècle et remanié au XVIIIesiècle. Propriété de la famille d’Estutt de Tracy par une alliance avec la fille du grand argentier des ducs de Bourbon en 1640, il est resté dans la famille depuis cette époque.
La première gravure connue date du XVesiècle[réf.nécessaire] et le château est dans la famille depuis 1640, par le mariage d’Edmée de la Platière avec François d’Estutt, seigneur de Tracy.
En suivant la petite allée qui débouche sur la charmille, on arrive à la chapelle, construite en 1719 à l'occasion du mariage de Joseph d’Estutt de Tracy avec Charlotte Bénédicte Victoire Marion de Druy (voir les armoiries au-dessus de la porte d’entrée).
En 1880, Jacques, marquis de Tracy, construisit une aile sur la façade d'arrivée qui doublait la taille de cette demeure.
Détruit en très grande partie par un incendie en , le château reconstruit par son propriétaire actuel, Claude, marquis de Tracy, a retrouvé ses proportions d'origine.
Puisant dans ses souvenirs de jeunesse, Georges Simenon invente que c'est dans ce château que le père de Maigret était régisseur et qu'est né son fils qui deviendra le célèbre commissaire Maigret[3],[4].
L'édifice est inscrit (éléments protégés: les façades et toitures du château et de ses communs) au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
↑ Hervé Moisan, «Les deux films de L'affaire Saint-Fiacre, le roman où Simenon fait naître Maigret dans l’Allier», La Montagne, (ISSN0767-4007, lire en ligne)
René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684p. (ISBN2-84494-199-0), p.90-91.