Château de Quirieu

From Wikipedia, the free encyclopedia

Période ou styleMédiéval
TypeChâteau fort
Début constructionXIIe siècle
Fin constructionXVe siècle
Château de Quirieu
Image illustrative de l’article Château de Quirieu
Maison forte de Quirieu
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVe siècle
Destination actuelle Ruiné
Coordonnées 45° 47′ 17″ nord, 5° 26′ 23″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Dauphiné
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Commune Bouvesse-Quirieu
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Quirieu
Géolocalisation sur la carte : Isère
(Voir situation sur carte : Isère)
Château de Quirieu

Le château de Quirieu est un ancien château fort du XIIe siècle remanié aux XIIIe et XVe siècles dont les vestiges se situent sur la commune de Bouvesse-Quirieu dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le château ainsi que le bourg médiéval fortifié et une maison forte du XVe siècle sont situés dans le département français de l'Isère sur la commune de Bouvesse-Quirieu, sur une butte calcaire, dominant le Rhône, à 300 mètres d'altitude. Le site occupe la totalité de l'espace du plateau, d'une surface de 4 hectares[2].

Histoire

Représentation du château de Quirieu avec d'autres places dauphinoises sur un document datant de 1634.

Quirieu est attestée en 1141[3]. Une quarantaine d'année plus tard, le testament d'Albert II de La Tour du Pin, datant de 1190, mentionne comme témoin le châtelain Amblard de Quirieu[3]. Cela tendrait à prouver l'existence d'un château à Quirieu à cette période toutefois est-ce le château delphinal ou un autre, en l'état actuel des connaissances, l'information n'est pas connue[3].

Quirieu est le chef-lieu du mandement homonyme et place forte frontalière du Dauphiné face à la Savoie et une place commerciale importante avec son port sur le Rhône, en contrebas, objet d'un péage. Le village a eu le privilège de posséder un atelier de frappe monétaire.

Au XIIe siècle, une bulle du pape Urbain III liste l'église « Sancte Marie de Serreriis juxta castrum Quirieu »[4] (l'église est sans doute celle de « N. D. de l'Isle » figurée sur la carte de Cassini entre Serrières et le château de Quirieu).

Au XIIIe siècle, il est fait mention du « castrum et burgum de Quiriaco »[5].

Le château semble avoir été construit à la fin du XIIe siècle. Il comprenait trois tours, reliées entre elles par des courtines fortifiées ainsi que des échauguettes. Il abritait une cour comprenant un four et un moulin, ainsi que des greniers, des chambres, des écuries et une cuisine.

En 1289, le dauphin Humbert Ier, lors du troisième conflit delphino-savoyard, assiège et s'empare de la forteresse. Le , le dauphin Humbert Ier de Viennois cède les terres et le château de Quirieu à son fils Jean. Il est pris par les Savoyards en 1291. Amédée V de Savoie le donne en 1293 à Humbert Ier de La Tour du Pin contre échange.

Le dans un acte le dauphin afin d’entretenir les fortifications et les remparts de Quirieu, instaure la levé d'un impôts, le « vingtain ». En 1393, la châtellenie de Quirieu est entre les mains de noble Guichard. Le bourg compte alors 376 feux. En 1429, on ne compte plus que 80 feux, le châtelain en est noble Pierre Noir.

Le , la terre de Quirieu est donné par le dauphin Louis à Robert de Malortie.

Charles-Emmanuel Ier de Savoie l'achète 50 000 écus au seigneur de Saint-Jullin[6].

À partir de 1601 et du traité de Lyon, la forteresse perd son intérêt militaire, elle sera démantelée vers 1630, sur ordre de Richelieu[7].

La valorisation et l'animation du site sont notamment portées par l'association Imagine Quirieu[8].

Description

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI