Château de Ruffey-le-Château
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Château de Ruffey-le-Château | ||||
Le château au bord de l'Ognon. | ||||
| Début construction | XIIe siècle | |||
|---|---|---|---|---|
| Propriétaire initial | Jérémie de Ruffey | |||
| Destination actuelle | Propriété privée | |||
| Coordonnées | 47° 17′ 20″ nord, 5° 48′ 07″ est[1] | |||
| Pays | ||||
| Région historique | ||||
| Région administrative | Bourgogne-Franche-Comté | |||
| Département | Doubs | |||
| Commune | Ruffey-le-Château | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté
Géolocalisation sur la carte : Doubs
| ||||
| modifier |
||||
Le château de Ruffey-le-Château est un château situé sur la commune de Ruffey-le-Château, dans le département du Doubs et la région Bourgogne-Franche-Comté.
Le château est construit en bordure nord-est du village sur une élévation de terrain qui domine la vallée de l'Ognon au niveau de sa confluence avec le ruisseau de Recologne.
Histoire
Jérémie de Ruffey est nommé par le comte Renaud III parmi les barons du pays, dans une charte de 1123. Ce fut probablement ce seigneur qui fit ériger le château dont il est fait mention pour la première fois, dans une reprise de fief de Guy de Rougemont, en date du [2].
En 1490, Marie de Rougemont vendit la Seigneurie de Ruffey à Gauthière d'Azuel et son mari l'écuyer Pierre Duvergier. Une pierre tombale, monument classé[3], existe toujours. Ils y sont représentés couchés l'un à côté de l'autre. Le château a subi de nombreuses transformations tout au long de ces difficiles périodes. À cette époque le château disposait d'un très grand parc qui s'étendait jusqu'au bois du Communaulot[4].
Au début de la Révolution, le château de Ruffey appartenait au prince de Montbarrey, ancien ministre de la guerre. Il présentait l’aspect d’une forteresse ; ses abords étaient défendus par des remparts, des fossés, et il n’était accessible qu’à l’aide d’un pont-levis. Il était flanqué d’une vaste tour que l’on appelait Tour de Saint Antide, parce que l’on croyait que le pieux évêque avait été mis à mort en ce lieu. On voyait sur la terrasse du château les six pièces de canon que le prince avait enlevées au duc de Brunswick dans la campagne de 1762, et dont le Roi lui avait fait présent, en témoignage de sa valeur, dans cette circonstance. Le prince ayant été obligé de se réfugier en Suisse pour se soustraire aux poursuites des autorités révolutionnaires, le château fut aliéné comme domaine national, et les six pièces d’artillerie dont il était pourvu furent conduites à l’arsenal de Besançon[5].
Après 1789 le château, à la suite d'une vente, a été attribué à plusieurs familles différentes.
