Château de Sauvebœuf (Aubas)

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Période ou styleLouis XIII
Début construction1636
Propriétaire actuelClaude Douce
Château de Sauvebœuf
Image illustrative de l’article Château de Sauvebœuf (Aubas)
Le château de Sauvebœuf vu depuis le sud.
Période ou style Louis XIII
Début construction 1636
Propriétaire initial Famille de Ferrières de Sauvebœuf
Propriétaire actuel Claude Douce
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1987, partiellement)
Logo monument historique Inscrit MH (2009)
Coordonnées 45° 05′ 42″ nord, 1° 11′ 55″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Périgord
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Commune Aubas
Géolocalisation sur la carte : Dordogne
(Voir situation sur carte : Dordogne)
Château de Sauvebœuf
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Aquitaine)
Château de Sauvebœuf
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Sauvebœuf
Site web www.chateaudesauveboeuf.fr

Le château de Sauvebœuf est un château français du XVIIe siècle situé à Aubas, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Il fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques.

Il ne faut pas le confondre avec l'autre château du même nom situé à 43 kilomètres au sud-ouest, à Lalinde.

Le château de Sauvebœuf est un château français du XVIIe siècle implanté dans le Périgord noir sans le nord de la commune d'Aubas, en rive gauche de la Vézère.

Appartenant à Claude Douce, publicitaire français, le château est ouvert au public.

Étymologie

Le nom de Sauvebœuf, composé des deux termes « sauve » et « bœuf », pourrait dériver de saouvestous signifiant « isolé, désert », et de bos représentant un bois ; ainsi le nom pourrait correspondre à un « endroit boisé, désert et peu sûr »[1].

Description

Le pigeonnier du château.

Construit dans le même style que le Palais du Luxembourg à Paris, le château est composé d'un vaste corps de logis allongé encadré de pavillons aux toitures à lucarnes donnant sur la Vézère. On peut y admirer la cour d'entrée, les façades et les toitures du château, la galerie et le pavillon en demi-hors-œuvre qui lui fait suite, le pavillon isolé, la charpente du château, l'escalier d'honneur, la clôture de la cour d'honneur, le pigeonnier. On y trouve des peintures de Philippe de Champaigne.

Historique

Un premier château, attesté en 1365 (Hospitium de Sauvebuo[2]), est érigé par la famille de Ferrières[3], à proximité d'un gué sur la Vézère, sur la route menant de Montignac à Terrasson[4]. En l'an 1600, Jehan III de Ferrières le fait rénover dans le style Renaissance[4]. Il est détruit en 1633 sur l'ordre de Richelieu, pour punir son propriétaire de s'être battu en duel[5]. Après intervention de Marie d'Hautefort auprès du roi Louis XIII[5], le château est reconstruit en 1636-1637[4] par Charles-Antoine de Ferrières, marquis de Sauvebœuf[2], peut-être d'après les plans de Nicolas Rambourg[6], architecte du château de Hautefort.

Le château devient la propriété de Victor Riqueti de Mirabeau  le père du célèbre révolutionnaire , après son mariage en 1743[3] avec Marie Geneviève de Vassan, veuve de François de Ferrières, marquis de Sauvebœuf[2]. Le révolutionnaire y séjourna du temps de sa jeunesse et y fut quelque temps exilé[6].

Deux bâtiments ont disparu[7], supprimés par la famille Mirabeau au XVIIIe siècle (écurie dans l'aile ouest) et par la famille Chassagnac au XIXe siècle (aile sud)[4].

Le château subit d'importantes restaurations à la fin du XIXe siècle, dans les mains de la famille Oberkampf qui l'acquiert en 1891 et le revend en 1927[3],[8]. Il est transformé en domaine agricole jusqu'en 1975, puis abandonné jusqu'à son rachat par le publicitaire Claude Douce en 1987[3]. À l'initiative de ce dernier, le château est partiellement inscrit au titre des monuments historiques le de la même année (façades, toitures, pigeonnier, charpente du château, et clôture de la cour d'honneur). Restauré peu après, il est inscrit en totalité le [6].

En , Claude Douce ouvre au public le château ainsi qu'un important musée privé regroupant, entre autres, une très importante collection d'objets préhistoriques[9],[10]

La légende

Selon une légende, au temps des croisades, Alice, la fille du châtelain, devait devenir la femme du seigneur de Montignac. Mais, amoureuse du sire de Losse, parti en guerre contre les Infidèles et mort au combat, elle se serait jetée dans la Vézère et son corps aurait été emporté jusqu'en dessous du château de Losse, en aval de Montignac[11]. Depuis, elle reviendrait hanter les abords du château de Sauvebœuf, le matin dans le brouillard[11].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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