Château de Sommières

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Début constructionXIIIe siècle
Fin constructionXVIIIe siècle
Destination initialeForteresse
ProtectionLogo monument historique Inscrit MH (2010)
Château de Sommières
Image illustrative de l’article Château de Sommières
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Destination initiale Forteresse
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2010)
Coordonnées 43° 46′ 58″ nord, 4° 05′ 31″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Occitanie
département Gard
Commune Sommières
Géolocalisation sur la carte : Gard
(Voir situation sur carte : Gard)
Château de Sommières
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
(Voir situation sur carte : Occitanie)
Château de Sommières
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Sommières

Le château de Sommières se situe sur la commune de Sommières dans le département français du Gard en région Occitanie.

Ce château, qui remonte au Moyen Âge, tirait son importance stratégique de sa situation dominant le pont Tibère, pont romain franchissant le Vidourle[1].

L'origine du château remonte probablement au Xe ou XIe siècle[1] : il est mentionné pour la première fois dans des archives de 1040[2]. Il a été bâti par la maison des Bermond, seigneurs d'Anduze et de Sauve[1],[3],[4], vassale des comtes de Toulouse. Il devient par la suite une coseigneurie jusqu'au XIIIe siècle. Cette famille a laissé peu de traces. Son dernier représentant fut contraint d'échanger en 1248 ses seigneuries de Sommières et de Calberte contre le château du Caylar, au profit du roi Louis IX, semble-t-il à la suite de différentes poursuites judiciaires, mais aussi à cause de l'importance stratégique de cette place[5]. Le château devient alors forteresse royale et fait l'objet de divers travaux de fortification. Il est alors administré par un viguier royal[2]. Philippe VI y fit halte, une nuit, en 1349[5].

Pendant la guerre de Cent Ans, le château est aux mains des partisans du duc de Bourgogne. Elle est longuement assiégée et finalement prise en par Charles VII[5].

Lors des guerres de Religion, le château subit plusieurs sièges, dont deux majeurs en 1573 et 1575, passant tour à tour du camp protestant dans celui des catholiques. Plusieurs prisons y sont alors aménagées pour y enfermer des protestants, principalement des femmes, et les fortifications sont renforcées[2]. À la suite de la révocation de l'édit de Nantes, Sommières devient l'un des centres de reprise en main des territoires protestants par le pouvoir royal.

À partir du XVIIIe siècle, son rôle se réduit à celui d'un petit casernement militaire, régulièrement entretenu par le Génie, et de prison de droit commun[5].

En 1809, le château est démembré et vendu. Progressivement, les habitants de Sommières s'installent dans les ruines et y construisent leurs propres habitations contre les remparts. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, c'est un quartier populaire de la ville, qui sera à son tour progressivement abandonné. En 1936, la municipalité rase une partie des casernes en ruine pour y installer deux réservoirs d'eau[2] qui ont fait l'objet d'une totale démolition en 2019 entraînant ainsi un aménagement de l'emprise foncière.

Le donjon fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques en 1926. L'inscription de l'ensemble du château n'intervient que le [6]et ne comprend pas la totalité de l'emprise foncière, des propriétés privées étant incluses dans celle-ci, curieusement d'ailleurs certaines en sont exclues.

Ses remparts, dégradés en plusieurs endroits, font l'objet depuis 2004 d'un programme de restauration mené par la Ville de Sommières avec le soutien de la DRAC, de l'ancienne région Languedoc-Roussillon et du département du Gard[3].

La chapelle castrale (XIIe et XVIIe siècles) a été restaurée en 2015[4].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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