Château de Villiers-Charlemagne
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le château de Villiers-Charlemagne est un château français situé à Villiers-Charlemagne, dans le département de la Mayenne et la région des Pays de la Loire[1].
Féodalité
En féodalité, Villiers, à simple vairie, mouvait de Franc-Alleu qui avait haute, moyenne et basse justice[1].
Mais en 1505 Franc-Alleu fut acquis et consolidé à Villiers et le tout releva de Meslay. Puis en 1542, Guy XVII de Laval, Comte de Laval érigea Villiers en une châtellenie qui reporta ses causes d'appel à Angers (), puis au présidial de Château-Gontier en 1639[1].
Mais en 1671, Henri Ier de La Trémoille, Comte de Laval obtint les appels contre le présidial de Château-Gontier et de nouveau contre celui d'Angers, le ; enfin une sentence du parlement du , donna encore gain de cause aux officiers de Laval pour le droit d'apposition de scellés dans l'étendue de la juridiction de Villiers ; mais ils cherchèrent en vain à faire réformer comme illégale la concession de châtellenie de 1522, et les foires et marchés qui en étaient la conséquence[1].
Il[1] y avait à Villiers des notaires royaux de Saint-Laurent-des-Mortiers et du Bourgnouvel, et des notaires de la châtellenie[2].
Château
Le château, où demeurait en 1639, 1655, Marguerite du Bouchet, avait « douves, fossés, jardin, bois de haute futaye, taillis, estang, prés, terres, vignes, hommes, hommages, four à ban, juridiction ordinaire, foires et marchés, fondation de l'église de Villiers ; et comme domaine : les Grandes-Échelettes, les Plantes, la Bouvardière, les moulins de la Fosse et de la Rongère. » La seigneurie de Saint-Germain-de-l'Hommel et des Étoubles avait été arrentée au sieur du Brossay (avant 1653)[1].
À l'occasion des deux contrats[1] d'acquisition d'Hyacinthe de Quatrebarbes, marquis de Quatrebarbes ( et ), qui furent annulés, il y eut une montrée de la terre[3].
La maison dite le château, a perdu plusieurs de ses tours vers 1850 ; mais elle en garde encore quelques vestiges[1].
Joachim du Bouchet y avait établi un prêche, où venaient officier Jean Caladon en 1577, Jean Bouchereau, ministre de Poligné, en 1633[1].
Seigneurs[1]
- Marie de Mathefelon, 1415.
- Jean Le Verrier, du chef de sa femme, 1452.
- Jacques Turpin, sieur de la Grésille, « soy disant sieur de Villiers-Charlemagne, » 1468.
- Jean du Bouchet, sieur du Puy-Greffier et de la Frogerie, 1494, 1505.
- Jeanne Boux, veuve de N. Fessard et de N. du Bouchet, 1526.
- Joachim du Bouchet, 1567, mari de Marguerite Richard, 1635.
- Marguerite du Bouchet, sœur du précédent, huguenote comme lui, veuve de Josué Rabineau, sieur de la Chauvinière, 1639, 1655. Déjà depuis longtemps la terre était engagée ou saisie.
- Charlotte de la Marzelière, veuve d'Henri de Valleville, acquérait le ; elle eut pour héritiers : le marquis de Coisquin, gouverneur de Saint-Malo, mari de Françoise de la Marzelière ; Gillonne de la Marzelière, veuve de René du Matz du Brossay, et Renée, sa sœur, veuve de M. de Thou ; Yves de Goisbriand, gouverneur du Château du Taureau ; César d'Aiguillon, marquis de la Juliennais ; Philippe Coisquin ( ?), sieur de Brécéan, héritier de Louise de Goisbriand, desquels acquit par divers actes, en particulier le , Hyacinthe de Quatrebarbes, pour 30.000 ₶. Ce contrat fut annulé par sentence du . Gillonne de la Marzelière, veuve de René du Matz, demeurant en son Château du Mesnil-Barré, afferma « fief, seigneurie, domaine, » pour 2.000 ₶, le 26 juillet 1672.
- Enfin une vente définitive fut faite par Jean-Gustave de Rieux, veuf d'Anne-Hélène d'Aiguillon, au nom de son fils, le , pour 19.000 ₶. L'adjudicataire, Louis d'Houllières, déclara que l'acquisition était au profit d'Henriette-Antoinette de Quatrebarbes, femme de François-Henri de Menon, comte de Turbilly.
- Depuis lors, les seigneurs de la Rongère, qui possédaient depuis 1444 au moins les féages de Villiers, possédèrent la châtellenie.