Le château de Walbeck est un château à Walbeck, aujourd'hui un quartier de Hettstedt, dans le Land de Saxe-Anhalt. Le château est construit en 1765 sur les fondations d'un couvent consacré en 997.
Après la sécularisation de l'abbaye en 1546, le bâtiment passe comme domaine aux comtes de Mansfeld. Ils le mettent en gage et le vendent. Après plusieurs changements de propriétaire, il est acquis en 1677 par le capitaine minier hanovrien Friedrich Casimir zu Eltz(de)[1], dont le fils Philipp Adam(de) le lègue à son neveu Johann Clamer von dem Bussche-Lohe en 1728.
Siège de la famille, enregistrée comme manoir en 1745, le château actuel est construit en 1765 sur les fondations de l'abbaye[2]. Parallèlement, une église est construite sur le site. De l'ancien couvent, il ne reste que des cloîtres faisant partie du château[2]. Un Bussche ultérieur fait réaménager le parc et planter un vaste verger. À la fin du XIXesiècle, le Landrat Bartel acquiert la propriété. Il construit sur le domaine de grandes granges qui masquent la vue sur les pignons incurvés des ailes latérales.
Après la Seconde Guerre mondiale, le château de Walbeck devient en 1945 un Volkseigenes Gut, de grands complexes d'écuries sont construits. Pendant cette période, Walbeck est une entreprise de formation agricole et est connue pour son élevage de chevaux[3]. Il y a une école pratique d'agriculture avec un internat dans le château[1].
Après la fin de la RDA en 1989, la propriété est privatisée par la Treuhand et change de mains à plusieurs reprises avec un important retard de rénovation. En 2011, un particulier installe à grande échelle des systèmes photovoltaïques sur les toits. Grâce aux revenus de la production d'électricité, le domaine ou le château, qui porte le nom de Sonnenschloss, est rénové[4].
(de) Alexander Duncker, Die ländlichen Wohnsitze, Schlösser und Residenzen der ritterschaftlichen Grundbesitzer in der preußischen Monarchie nebst den königlichen Familien-, Haus-, Fideicommiss- und Schattull-Gütern [«Les résidences rurales, châteaux et manoirs de la gentry terrienne dans la monarchie prussienne»], vol.12, Berlin, Duncker, (lire en ligne), «Amt Walbeck.», feuille 665.