Château de la Bretesche
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| Château de la Bretesche | |||
| Début construction | XIVe siècle | ||
|---|---|---|---|
| Fin construction | XIXe siècle | ||
| Propriétaire actuel | copropriété | ||
| Destination actuelle | appartements privés | ||
| Protection | |||
| Coordonnées | 47° 28′ 58″ nord, 2° 10′ 19″ ouest | ||
| Pays | |||
| Région historique | Bretagne | ||
| Région | Pays de la Loire | ||
| Département | Loire-Atlantique | ||
| Commune | Missillac | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
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| Site web | www.bretesche.com | ||
| modifier |
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Le château de la Bretesche, situé dans la commune française de Missillac (Loire-Atlantique), est un ensemble architectural remontant au XIVe siècle, à l'époque du duché de Bretagne, mais reconstruit au XIXe siècle en raison des dégâts subis durant la Révolution française (incendie de 1793).
En 1847, le château devient la propriété des marquis de Montaigu. De grands travaux de restauration ont lieu, en lien avec Viollet-le-Duc. Le château est inscrit au titre des monuments historiques depuis le [1] et ses abords (parc) depuis le [1].
En 1965, le domaine est acquis par une société immobilière qui fait du château un ensemble d'appartements privés, tandis qu'un hôtel de luxe est installé dans les dépendances.
Missillac est située dans l'ouest du département de la Loire-Atlantique, sur la route de Nantes à Vannes (RN 165), à environ 60 km au nord-ouest de Nantes, 55 km au sud-est de Vannes et 5 km au sud-est de La Roche-Bernard (point de franchissement de la Vilaine).
Le domaine de la Bretesche se trouve à quelques centaines de mètres à l'ouest du bourg de Missillac, le long de la route départementale 2 (Saint-Julien-de-Vouvantes-Herbignac) qui porte ici le nom de « rue du Château ».
Toponymie
Son nom vient du bas latin brittisca (« [fortification] britannique »), puis « parapet » au Xe siècle,[réf. nécessaire] terme qui désigne une tour de défense surplombant la porte principale d’un château.
Description
Le domaine de la Bretesche comprend aujourd'hui
- l'ancien château, divisé en appartements, un hôtel de luxe situé dans les dépendances du château ;
- les anciennes dépendances, transformées en un hôtel de luxe doté d'un restaurant gastronomique et d'un spa ;
- un parc de 200 hectares où a été installé un terrain de golf (18 trous).
Histoire
À l'époque des ducs de Bretagne
Le château est construit au XIVe siècle, puis rebâti au XVe siècle. C'est à l'époque un poste avancé de la seigneurie de La Roche-Bernard.
En 1491, la duchesse Anne de Bretagne est contrainte d'épouser le roi de France Charles VIII, premier pas vers la disparition du duché de Bretagne, officiellement en 1532.
Temps modernes (1492-1789) et Révolution française
En 1498, le capitaine de la Bretesche est Guillaume de Marbré.
En 1558, sous le règne d'Henri II, le château de la Bretesche appartient à Claudine de Rieux, issue d'une grande famille bretonne, épouse de François de Coligny d'Andelot, frère de l'amiral Gaspard II de Coligny. Or les Coligny sont favorables à la religion réformée.
Venu inspecter les défenses des côtes de Bretagne, François de Coligny convoque la noblesse des alentours au château de la Bretesche pour écouter un pasteur. En quelques semaines, de nombreuses familles nobles du pays de la Vilaine se convertissent au protestantisme[2].
Durant la huitième guerre de Religion (1585-1598), le château est assiégé par le duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne résidant au château de Nantes, partisan farouche de la Ligue catholique (il est le dernier ligueur à se soumettre à Henri IV en 1598).
Durant la Révolution française, le château est pillé et incendié en 1793.
XIXe siècle et début du XXe siècle : restauration et classements
La reconstruction débute au XIXe siècle grâce à Jacques Perron[pas clair][3], nouveau propriétaire.
En 1847, le domaine est acheté par le marquis Auguste de Montaigu (1812-1904) qui se lance dans la restauration et la rénovation du château[4]. Dès , avec deux architectes nantais, Eugène Boismen et Le Diberder[réf. nécessaire], il associe harmonieusement[réf. nécessaire] les styles néogothique et néo-Renaissance sur des plans validés par Viollet-le-Duc[réf. nécessaire]. Son fils, Pierre (1844-1927), qui épouse une de Wendel, riche famille de sidérurgistes, utilise les revenus de son épouse (dividendes, etc.) pour terminer les travaux[5].
Les marquis de Montaigu exercent à plusieurs reprises la fonction de maire de Missillac, notamment Auguste et Pierre, puis Hedwige de Montaigu (1945-1947) et son époux Hubert (1953-1959).
En 1926, le château est inscrit au titre des monuments historiques ; en 1943, ce sont les abords du site qui sont classés.
Depuis 1965
En 1965, le domaine est racheté par une société immobilière[3]. Le château est divisé en appartements revendus séparément à des particuliers. Les dépendances sont transformées en un hôtel-restaurant et son parc en terrain de golf.
Les équipements hôteliers et le golf sont la propriété du groupe Bessé Signature[réf. nécessaire].
Un lieu de tournage cinématographique
Trois tournages y ont eu lieu :
- en 1961, Pleins Feux sur l'assassin de Georges Franju : le château de la Bretesche en est en quelque sorte le protagoniste[pas clair] ;
- en 1963, Hardi ! Pardaillan de Bernard Borderie ;
- en 2021, les scènes situées dans l'hôtel des Roches Blanches de la série Jugée coupable de Franck Ollivier, avec Garance Thénault.