Château de la Brosse (Tence)

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Patrimonialité
Recensé à l'inventaire généralVoir et modifier les données sur Wikidata
Adresse
116 chemin de la BrosseVoir et modifier les données sur Wikidata
Tence, Haute-Loire
 France
Château de la Brosse
Façade nord, au tournant du XXe siècle.
Présentation
Type
Patrimonialité
Recensé à l'inventaire généralVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Adresse
116 chemin de la BrosseVoir et modifier les données sur Wikidata
Tence, Haute-Loire
 France
Coordonnées

Le château de la Brosse est un édifice fortifié médiéval situé à Tence, en France. Propriété de plusieurs familles nobles successives, il a plutôt servi à la surveillance qu'à des fins militaires.

L'édifice est situé au numéro 116 du chemin de la Brosse, à l'est du hameau de la Brosse, au nord du territoire communal de Tence. Plus largement, il se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Historique

Au Moyen Âge, La Brosse était une baronnie dont le premier seigneur connu est Pons Imbert de La Garde, actif entre 1296 et 1309. Plusieurs familles nobles s'y succédèrent entre les XIVe et XVIe siècles, notamment les Malet de La Tour-Maubourg, Rochebaron-Usson, Semur, Lavieu et Saint-Germain d'Apchon[1].

En 1363, la seigneurie de la Brosse revient par héritage maternel à Béatrice, fille de Guillaume, surnommé Billaud de Rochebaron. Avec son époux Pierre de Semur, elle en rend hommage à l'évêque du Puy[2].

Contrairement à de nombreux châteaux forts qui sont principalement des postes militaires dans les environs, celui de la Brosse est davantage destiné à la surveillance[3].

Au XVIe siècle, la seigneurie passe aux Clermont de Chaste, influents dans le Velay durant les Guerres de Religion, qui la conservent jusqu'en 1751. En 1752, par alliance matrimoniale, Marie-Charlotte de Clermont de Chaste transmet La Brosse à Marie-Louis de Caillebot de Salle, haut fonctionnaire royal (sénéchal du Velay, lieutenant général et gouverneur de la Marche). Celui-ci transforme en 1778 la maison forte en résidence de plaisance, comme l'indique la date gravée sur le fronton. À la Révolution, le domaine est vendu à la famille Maurin, toujours propriétaire. En déclin depuis 1935, le château fait l'objet d'une restauration intérieure dès les années 1970, sous la direction de l'architecte Claude Perron. Par ailleurs, une chapelle domestique, placé sous le double vocable de sainte Marguerite et saint Denis, a existé au XVe siècle, bien qu'aucun vestige n'en ait été conservé[1].

Structure

L'édifice se compose d'un corps de logis allongé et d'une tour ronde. De l'ancienne maison forte subsistent principalement les caves, une tour d'angle coiffée d'un toit conique et la façade nord, marquée par des vestiges de mâchicoulis et des reprises de maçonnerie. La façade principale, reconstruite en 1778, présente deux étages et cinq travées. Elle était autrefois encadrée par deux pavillons du XIXe siècle, dont seul celui de droite, abritant le logement des gardiens, subsiste. L'escalier intérieur, modifié, compte aujourd'hui deux volées au lieu de trois. La tour comprend trois niveaux, chacun couvert d'une coupole. À l'est, des dépendances (remise, grange-étable) jouxtent le château. Un jardin s'étend devant la façade, avec une terrasse sud soutenue par des voûtes en berceau[1].

Statut patrimonial et juridique

Le bâtiment fait l'objet d'un recensement dans l'Inventaire général du patrimoine culturel, en tant que propriété privée. L'enquête ou le dernier récolement est effectué en 1996[1].

Références

Bibliographie

Annexes

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