Château de la Faye (Charente)
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| Château de la Faye | ||||
| Début construction | XVe siècle | |||
|---|---|---|---|---|
| Fin construction | XVIe siècle | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 45° 24′ 41″ nord, 0° 01′ 05″ est[2] | |||
| Pays | ||||
| Région historique | Angoumois | |||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | |||
| Département | Charente | |||
| Commune | Deviat | |||
| Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Géolocalisation sur la carte : France
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Le château de la Faye est situé à Deviat en Charente, à un kilomètre au sud du bourg et à une trentaine de kilomètres au sud d'Angoulême.
L'origine du château de la Faye remonte au XIIIe siècle, et était le siège d'une importante seigneurie, qui s'étendait sur les paroisses de Deviat, Bessac et Nonac. Le château féodal était entouré de larges douves alimentées par trois étangs superposés[3].
Pendant la guerre de Cent Ans, il appartenait aux Montendre, et, le château étant protégé par des forêts, la population y avait trouvé refuge derrière ses remparts cernés de ses douves. Au XVe siècle, Mathurin de La Touche (ou de La Tousche) devient seigneur du lieu de par son mariage avec Perrette de Montendre[4].
À la fin de la guerre, en 1454, Mathurin de La Touche, seigneur de la Faye, de retour après avoir servi le roi, retrouve son château intact, contrairement à la campagne alentour qui avait été désertée[5]. Il redélimite son territoire et exerce haute, moyenne et basse justice. Son suzerain est le baron de Blanzac[6].
En 1585, Jacques Goulard (ou Goullard), fils de François Goulard, seigneur de Touvérac, épouse Françoise de La Touche, héritière du domaine[6]. En 1726, Jean Goulard meurt sans héritier direct, et lègue la Faye à sa cousine germaine, Jeanne Souchet, comtesse de Saint-Simon[N 1]. En ce début du XVIIIe siècle, son fils Louis-Gabriel de Saint-Simon et son épouse Jacquette Pineau de Viennay font démolir le château féodal et édifier le corps de logis mansardé actuel[5].
À la Révolution, Claude-Anne, le fils de Louis-Gabriel, et sa famille émigrent et le château est mis en vente. Le château n'est acheté qu'en 1809 par M. Périer, notaire à Blanzac. Au début du XIXe siècle sont détruits la chapelle en ruines, les communs et les étables. Divers propriétaires se succèdent aux XIXe et XXe siècles et font des aménagements. Le château est sauvé de l'abandon en 1990[5].