Château de la Mercerie

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Période ou styleRenaissance italienne et néogothique
Début constructionXIXe siècle
Fin constructionXXe siècle
Château de la Mercerie
Image illustrative de l’article Château de la Mercerie
Vue aérienne
Période ou style Renaissance italienne et néogothique
Type Château
Début construction XIXe siècle
Fin construction XXe siècle
Propriétaire initial famille Réthoré
Propriétaire actuel Société foncière Volta
Protection Logo monument historique Inscrit MH (2012)[1]
Coordonnées 45° 30′ 05″ nord, 0° 14′ 32″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Angoumois
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Commune Magnac-lès-Gardes
Géolocalisation sur la carte : Charente
(Voir situation sur carte : Charente)
Château de la Mercerie
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de la Mercerie
Site web http://www.chateaudelamercerie.fr

Le château de la Mercerie est situé dans la commune de Magnac-lès-Gardes (Charente).

Il a été construit à la fin du XIXe siècle et agrandi au début du XXe siècle dans un style classique Renaissance italienne par Raymond Réthoré (1901-1986) et son frère Alphonse (1905-1983) mais jamais achevé. Il est surnommé le Versailles charentais. Le château possède une importante collection d'azulejos, des faïences portugaises décorées.

Vue de l'ouest

Situé à km au nord-ouest de Villebois-Lavalette et 17 km au sud-est d'Angoulême[3], non loin du département de la Dordogne, le château est construit sur le flanc du Puy de Magnac, butte-témoin sur la ligne de partage des eaux entre Charente et Garonne. Il est visible depuis de nombreux endroits du Sud Charente.

On y accède par la D.81 depuis Angoulême et Torsac, ou la D.5 depuis Villebois.

Historique

Du XVIe au XVIIIe siècle, les Rousseau étaient seigneurs de la Mercerie. Cette famille a été anoblie en 1595 par la nomination de Gilles Rousseau comme écuyer du Roi.

En 1771, Étienne du Rousseau était chevalier.

Un inventaire de 1747 mentionne les nombreuses pièces du logis et les écuries.

Le château de style néogothique datant de la fin du XIXe siècle, remplace l'ancien logis[4].

En 1924, grâce à la générosité de leur oncle, les frères Réthoré, Raymond, industriel puis député gaulliste de la Charente, et Alphonse, architecte autodidacte, ont acheté le domaine de 600 ha à la famille Mesnaud de Saint-Paul, qui avait hérité du lieu par le mariage en 1799 de Paul Mesnaud de Saint-Paul (né à Laplaud le  ; mort à Voulgézac le ), avec Marie-Julie Rousseau de Magnac de la Mercerie.

En 1939, les deux frères entreprennent l'extension du château et projettent de le transformer en Versailles charentais par la construction d'une longue façade de style Renaissance italienne, qui a lieu principalement en 1947 à l'aide d'une vingtaine d'ouvriers... mais s'arrête en 1970 faute d'argent.

Toutes les pièces XIXe siècle sont agrémentées d'un décor somptueux, mobilier, peintures, collections de sculptures ; il acquièrent ainsi lors de la vente du mobilier de la 11e duchesse de La Rochefoucauld (1866-1933) au château charentais éponyme, des meubles présumés provenir du comte puis prince Orlov (1787-1862)[5], que l'on peut voir sur une carte postale Braun représentant vers 1900 le grand salon du château.

Raymond Réthoré voyage et rapporte de l'étranger peintures, marbres, boiseries, statues, lustres, lambris et autres trésors, et même, un temps, un restaurateur italien est chargé des collections. Un temps attaché au cabinet de Charles de Gaulle, président de la République, il invite d'importantes personnalités françaises et étrangères à visiter ce grand chantier.

Les deux frères n'arrivent pas à léguer le château au Département, ni à l'Assemblée nationale, ni à la Ville d'Angoulême, qui accepte cependant les 2 068 volumes de la bibliothèque, qui comprend en particulier un fonds important de livres rares concernant l'architecture.

Ils meurent respectivement en 1983 (Alphonse) et en 1986 (Raymond), mais leur héritier, sans lien de parenté d'ailleurs, va devoir vendre les collections pour faire face aux dettes lors d'une vente aux enchères en 1987[1], et en 1988 le château est acquis par Bernard Baruch Steinitz (1933-2012), célèbre antiquaire parisien, qui hélas l'entretient peu.

En 2002, un projet de restauration est élaboré par Isabel Guérin, dont l'objet est de redonner vie au site en lui donnant la possibilité d'accueillir des collections d'art contemporain[6].

En 2008, le château est vendu à la société foncière parisienne Volta[7],[8].

En 2011, un bail emphytéotique de 75 ans est signé le entre la société propriétaire et la commune de Magnac-Lavalette[7],[9].

La commune, à l'aide d'une association de bénévoles Saint-Étienne Patrimoine, entreprend alors une restauration des parties construites et des œuvres d'art afin d'ouvrir le château à la visite en été à partir de 2013[10].

Le restaurateur italien est chargé des collections quatre mois par an.

Un Triomphe du Christ d'une tonne est hissé au plafond d'une hauteur de 8,70 m[11].

Arboretum

Par ailleurs, le château est entouré d'une cinquantaine d'hectares de bois avec des essences végétales rares rapportées par Raymond Réthoré lors de ses voyages, plantées dans le but de créer un arboretum, ainsi que d'une roseraie.

Il a fallu retirer 30 000 m3 de terre pour élaborer les jardins prolongés de 40 hectares[11].

Protection

Les parties bâties et non bâties, en totalité, constituant le château et ses dépendances, ont été inscrites aux monuments historiques le , et le précédent arrêté de 1988, ne concernant que la façade sud-ouest du château et tous les décors intérieurs conçus par les frères Réthoré : la chambre dite de Béruges, le salon central, le salon dit du Vernet, le vestibule, la galerie d'acajou, la grande galerie dite des azulejos, la galerie des Vernet, le bureau de Raymond Réthoré, le salon et la bibliothèque et les chambres des deux frères au premier étage a été annulé[1].

Architecture

Le château comprend deux parties. L'ensemble fait face au sud-ouest.

La partie la plus ancienne, qui est la demeure primitive, est située à l'extrême gauche de la façade de l'édifice actuel, au nord-ouest ; datant de la fin du XIXe siècle et elle est de style néogothique.

Une façade de 220 mètres de large, d'une profondeur de 20 mètres et de 15 mètres de haut est accolée à partir de 1947 au sud-est du manoir primitif - qu'il était prévu de démolir par souci d'unité stylistique - imitant l'architecture Renaissance italienne et qui présente une certaine ressemblance avec les façades du château de Bizy à Vernon, reconstruit vers 1860 par l'architecte William Henry White en s'inspirant, dit-on, de la villa Albani à Rome.

L'intérieur

Le château possède une importante collection d'azulejos, des reproductions, en particulier d'œuvres de Joseph Vernet. Certains panneaux font 6 m de haut. Sont préservés, entre autres, le bureau de Raymond Réthoré, la bibliothèque, les chambres des deux frères. On trouve des reproductions de peinture et de tapisseries dans plusieurs pièces.

Visite

Voir aussi

Notes et références

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