Château du Saix
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première mention : XVIe siècle
| Château du Saix | |||
Maison forte du Saix et la porte dite de la Rampe de Crêtet (sur la gauche). | |||
| Période ou style | Médiéval | ||
|---|---|---|---|
| Type | Maison forte | ||
| Début construction | inconnu première mention : XVIe siècle |
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| Propriétaire initial | inconnu | ||
| Destination initiale | fortification | ||
| Propriétaire actuel | Famille Arestan | ||
| Coordonnées | 46° 04′ 01″ nord, 6° 18′ 52″ est[1] | ||
| Pays | |||
| Anciennes provinces du duché de Savoie | Faucigny | ||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||
| Département | Haute-Savoie | ||
| Commune | La Roche-sur-Foron | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Le château du Saix (saxum) est une ancienne maison forte, du XIIe siècle, qui se dresse sur la commune de La Roche-sur-Foron dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Situation
La maison forte du Saix, parfois dite, Saix de La Roche, est située dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune de La Roche-sur-Foron[2]. Il s'agit de la première fortification installée sur le rocher qui se détache du plateau de la Borne (ou des Bornes)[2],[5]. Il est installé sur la partie nord de ce rocher[2],[6].
Il contrôle ainsi la route en provenance du col d'Évires — et par-delà de la ville d'Annecy, dans le comté de Genève — vers la vallée de l'Arve et le Faucigny, et les routes vers les villes de Bonneville, Annemasse et, plus en aval, Genève[2],[7].
Historique
La première mention du site de La Roche remonte au début du XIe siècle, selon les documents les plus anciens conservés[5]. L'origine du château du Saix quant à elle reste mal connue[4]. Certains auteurs mentionnent le damoiseau Jean du Saix, au XIIe siècle, qui serait à l'origine de l'édification de la fortification[8],[9], mais sans preuve[4]. À son pied se trouve l'une des quatre portes de la première enceinte fortifiée de la Roche : la porte « Saint-Martin », dont il ne subsiste aujourd'hui que l'arc[8]. Cette première enceinte enchemisait autrefois le château du Saix ainsi que celui de l'Échelle situé juste à côté, dont le pourpris des deux demeures était séparé par une autre porte appelée porte « Dompmartin », qui existe encore de nos jours[8].
Au XIIIe siècle, un bourg se développe autour de la fortification[9]. Deux rues se développent se croisant au niveau de l'église paroissiale[9]. Une première la route menant à Genève, dite la rue de la Perrine, et une seconde, à angle droit en direction des cités de Bonne et de Bonneville, dite la rue du Silence[9]. Une première enceinte semble déjà exister au cours de ce siècle, et agrandie au siècle suivant[9].
La première mention dans les documents du Saix est au XVIe siècle[4]. Il est alors possession des Genève-Lullin, une branche bâtarde des comtes de Genève, née des amours du comte Guillaume III de Genève et d'Émeraude de La Frasse[10]. Son propriétaire est François-Prosper de Genève-Lullin, compagnon d'armes du duc Emmanuel-Philibert de Savoie à la bataille de Saint-Quentin[4].
Le château est vendu, en 1597, à Antoine Saultier de la Balme[6],[9], capitaine de la ville de La Roche[4]. Les Saultier de la Balme possédaient une maison forte à côté de l'église[4]. Le seigneur Saultier de la Balme revend le Saix pour 5 500 florins à Louise Perrucard de Ballon (1591-1668), supérieure des religieuses Bernardines, cisterciennes réformées, qui en fait un monastère, en 1626[4],[6],[9]. Les Bernardines ne gardent pas longtemps la maison forte[4]. En 1670, les sœurs quittent le Saix.
Il devient la propriété des Perrucard de Ballon. En 1698, Jacques-André de l'Allée épouse Françoise Perrucard de Ballon, et le château échoit à leur fille Françoise mariée à Jean-Claude de Chissé de Pollinges.[réf. nécessaire] Il appartient, en 1730, au baron de la Tournette[4].
Le château devient la propriété de la famille Arestan[6], une famille de la bourgeoisie de robe présente à La Roche depuis le début du XVIIe siècle[11].
En 1737, c'est au tour d'André Arestan (1698-1746) d'en être le propriétaire. Décédé célibataire, c'est sa sœur Marie-Josephte (1697-1747) qui en hérite, puis son mari Joseph Dard (1697-1769) secrétaire insinuateur. La famille Dupont hérite de la bâtisse en 1804 et la conserve pendant près d'un siècle. C'est finalement en 1896 que Claude-Auguste Arestan (1864-1916) rachète le château à Hector Dupont, notaire au Villard. Il entreprend dès lors un vaste chantier de restauration et de modernisation jusqu'en 1901. Les Arestan redeviennent les propriétaires de la maison forte.[réf. nécessaire]
Propriétaires successifs
- XIIe siècle : Jean du Saix fait édifier cette maison forte, dont le rôle restera militaire pendant près de cinq siècles
- XVIe siècle : François-Prosper de Genève-Lullin achète la bâtisse
- 1597 : Antoine Saultier de La Balme rachète le château
- 1626 : Louise Perrucard de Ballon (1591-1668), supérieure des religieuses Bernardines, l'acquiert et en fait un monastère
- 1698 : le baron de la Tournette épouse l'héritière des Perrucard de Ballon
- 1737 : André Arestan (1698-1746) est le nouveau châtelain
- 1746 : la famille Dard en hérite
- 1804 : les Dupont héritent du château
- 1896 : la famille Arestan rachète la propriété
