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Le domaine Tivoli est situé à la sortie de Malines en Belgique, le long de la chaussée d'Anvers (92-96). La parure blanche de style néo-classique du château, précédé d'un étang et entouré d'arbres est visible depuis la route. Il a été classé comme monument historique en 1997.
Le Tivolipark, classé en 1997 comme monument historique, appartient aujourd'hui à la ville de Malines (1978) et est devenu un parc public à proximité du centre. Il est en outre équipé d'une ferme pédagogique pour enfants, d'une plaine de jeux bordé d'une taverne avec terrasse et d'une orangerie moderne (Karel Beeck, 1992) qui abrite un restaurant. Cette dernière a toutefois profondément affecté l'architecture d'origine de la façade d'entrée du château[1], affecté à des réceptions variées.
Un château de style classique du début du XIXe siècle
De style classique[2], le corps central du château a été construit pour Corneille Scheppers, membre d'une famille de propriétaires terriens malinois, comme résidence secondaire (1802). Il est mentionné comme brasseur dans une liste de notables (1814). Il s'étend sur deux étages surmontés d'une lanterne centrale ajourée et est entouré d'un canal de format rectangulaire, relié à l'avant à un bel étang de pêche. A sa mort (1841), le domaine devient propriété de son fils Victor qui y abrite une école des pauvres. Victor Scheppers est, notamment, passé à la postérité pour son action émancipatrice en faveur des plus défavorisés. L'institution scolaire qui porte son nom est située le long de la Melaan au centre de Malines.
Résidence de campagne d'une famille de brasseurs célèbres
A son décès (1877), le château est acquis par Martin François Louis Van Diepenbeek, patron de la brasserie Le Fer à Cheval, située à l'emplacement d'un couvent de Carmélites (XIIIesiècle) entre les rues de Beffer (25-27) et du Cochon. Ses affaires sont tellement prospères qu'il rachète la brasserie Chevalier marin voisine qui deviendra, dans l'entre-deux-guerres, l'une des plus importantes de Belgique. Il fait construire la maison du jardinier et la remise (1890) dans un style campagnard traditionnel.
Son fils Louis et sa belle-fille, Laure Dubois, font construire l'aile latérale nord du château par l'architecte bruxellois Léon Martin (1904 selon la plaque commémorative) avec sa grande tour carrée abritant une chambre, son salon de réception de style néorenaissance flamande doté d'un billard et surmonté d'un lanterneau et ses cuisines semi-enterrées. C'est à cette époque que la conciergerie (Cyrille Van den Bergh, 1905) a été ajoutée en bordure de la grille d'entrée qui ouvre sur une allée monumentale dont les hêtres ont été remplacés par des châtaigniers.
Conciergerie
Le jardin est agrandi, le canal est prolongé le long de la monumentale entrée bordée de hêtres tandis que sa partie sud est comblée au profit d'un petit temple dédié au dieu Hercule (ou Héraclès), célèbre pour ses douze travaux dont la force protège contre le mal. Pour faciliter la circulation dans l'édifice, l'aile sud (1922), abrite un escalier monumental en pierre naturelle qui conduit aux chambres de l'étage. Elle a permis l'ajout d'un salon côté jardin et d'une grande chambre à l'étage. Grâce au talent de son architecte, Cyril Van den Bergh, la composition est merveilleusement équilibrée. Les ailes latérales sont reliées par une terrasse à balustrade et vases recouverte d'une marquise. On y accède par un escalier recourbé en pierre bleue.
Habité pendant la belle saison par la famille des patrons de la brasserie Chevalier Marin, il a été vendu à la Ville de Malines peu après le décès de Renée Degraux (1883-1978), née Van Diepenbeeck et, à ce titre, dernière propriétaire de la brasserie jusqu'à sa vente à Artois (1954).