Chříč
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| Chříč | |
Dubjanský Dvůr. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| District | Plzeň-Nord |
| Région historique | Bohême |
| Maire Mandat |
Martin Hartman[1],[2] 2018-2022 |
| Code postal | 331 43 |
| Indicatif téléphonique international | +(420) |
| Démographie | |
| Population | 225 hab. (2022) |
| Densité | 17 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 58′ 17″ nord, 13° 38′ 53″ est |
| Altitude | 374 m |
| Superficie | 1 362 ha = 13,62 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.chric.cz |
| modifier |
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Chříč (jusqu'en 1924 aussi Křič ; en allemand : Krzicz ; de 1939 à 1945 Kreitsch) est une commune du district de Plzeň-Nord, dans la région de Plzeň, en République tchèque. Sa population s'élevait à 225 habitants en 2022[3].
Histoire
La première mention écrite de la localité date de 1318[6]. Depuis les années 1380, Chříč était liée par le droit mansal au château de Křivoklát[7] : les détenteurs du village étaient tenus, sur convocation du burgrave de Křivoklát, de se présenter au château en armure et d’exécuter ses ordres. À partir des années 1420 environ, Chříč appartint à Absolon de Chříče et à son frère Žibřid, partisans de l’enseignement de Jan Hus et guerriers réputés.
En 1437, Otík de Šanov acheta le village à Absolon, puis le revendit en 1447 à Sezema de Malšín, qui fit construire dans le village une maison forte. Chříč changea ensuite plusieurs fois de propriétaires et, après le tournant des XVe et XVIe siècles, ses détenteurs furent libérés des obligations mansales envers le château de Křivoklát[7]. En 1540, Oldřich Lažanský de Buková acquit le village auprès de Václav Strojetický z Chříče[7]. Sous son administration, la forteresse fut réparée dans les années 1560 et une nouvelle cour fut construite.
Après la mort d’Oldřich, le domaine de Chříč fut partagé entre ses fils Šebestián et Oldřich le Jeune Lažanští de Buková. Chříč, avec Lhota et une partie de Hlince, revint à Šebestián. À cette époque, le village possédait une forteresse avec brasserie, une métairie et treize exploitations habitées, ainsi qu’un moulin. Toutefois, Šebestián s’endetta progressivement et, en 1585, vendit Chříč à Jan Týřovský d’Ensidle, seigneur de Hřebečníky et de Skryje. Ses descendants, les frères Týřovští, contraints par de lourdes dettes, vendirent le domaine de Chříč en 1701 au comte Václav Josef Lažanský pour 211 000 florins et 500 florins de droit de clé[7].
Le , le comte Václav Josef Lažanský mourut à Chříč. Le domaine fut hérité par son épouse Marie Gabriela Lažanská et leurs fils Maxmilián Václav et Karel Josef Lažanský. Chříč demeura la propriété de la comtesse, qui légua la moitié du domaine à l’Institut des dames nobles de Sainte-Marie-des-Anges à Prague, et l’autre moitié à son fils Maxmilián et à ses filles Marie Anna et Marie Josefa. En 1758, la comtesse Lažanská mourut et la moitié alors endettée du domaine revint, conformément à son testament, à l’institut des dames nobles. Celui-ci mit le domaine aux enchères sans trouver d’acquéreur et, en 1764, racheta également l’autre moitié aux héritiers Lažanský. À l’exception de la période 1787–1791, durant laquelle le domaine fut temporairement rattaché à l'institution des Dames Nobles du Château de Prague, le domaine de Chříč resta la propriété de l’institut jusqu’en 1906[8].
En 1906, l’Institut des dames nobles vendit le domaine au comte Štěpán Götzendorf-Grabowský. En 1911, celui-ci fut vendu à Gustav Fisher, qui le revendit immédiatement à Karel Černohorský. Le dernier propriétaire privé fut František Pokorný, qui acquit le domaine en 1931[8].
Grâce à la création de moulins (dont des moulins à eau sur la rivière Javornice), d’une brasserie, d’une distillerie, d’ateliers artisanaux, ainsi que d’un presbytère, d’une école, d’un bureau de poste, de commerces et d’un cabinet médical, Chříč devint le centre naturel d’un petit domaine local. À proximité du village, du minerai d’antimoine fut extrait jusqu’en 1886. Chříč perdit toutefois son rôle central au début du XXe siècle, à la suite de la dissolution du domaine seigneurial. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités artisanales, la brasserie et la distillerie cessèrent, et la majorité des habitants se tournèrent vers l’agriculture et la sylviculture. Au début de l’année 1924, le village fut officiellement renommé Chříč. Dans les années 1970, l’étang situé sur la place du village fut comblé.
En 2014, une salle commémorative dédiée à Milada Šubrtová fut inaugurée dans les locaux de la bibliothèque[9]. La cantatrice d’opéra est enterrée au cimetière local avec son époux, le chef d’orchestre Jan Hus Tichý. La brasserie de Chříč a repris son activité le .
Dans l’enceinte de la brasserie fonctionne également l’école primaire Pivoňka[10], et le site accueille chaque année le festival Křič Fest[11].
Population et société
Démographie
