Un premier cimetière est mis en service en 1887 le long de la rue d'Aniche, actuelle rue André-Denimal. Après la Première Guerre mondiale, les usines sont reconstruites et modernisées. Le cimetière, trop petit, se trouve encerclé par les voies ferrées[1].
En 1928, un accord est trouvé entre la Compagnie des mines d'Aniche et la commune de Somain : cette dernière met à disposition un terrain d'environ 1 600 m2, tandis que la compagnie le clôture, l'aménage, y met en œuvre un chemin et prend en charge les frais de déplacement des corps depuis le premier cimetière[1].
C'est au début de l'année 1929 qu'ont lieu les premières inhumations. Après la Seconde Guerre mondiale et une nouvelle modernisation des installations industrielles, des mares à schlamms jouxtent le nord et l'est du cimetière à partir du début des années 1960. Des infiltrations d'eau noient les tombes. Les digues de ces mares sont consolidées, tandis que la pompe du cimetière est renforcée[1].
Les usines ferment dans les années 1970. Les installations, ainsi que le hameau, sont rasés à la fin de la décennie dans le but de créer la zone industrielle de La Renaissance, l'église l'ayant été en 1974[2]. En 1978 il ne subsiste que le cimetière, dont la municipalité déclare la désaffection. Les familles doivent prévoir un nouveau lieu d'inhumation[2], généralement le cimetière de Somain et celui de Villers-Campeau. Les défunts des familles éteintes ou non identifiées sont déposés dans l'ossuaire du cimetière de Somain[1], situé dans la prolongation de la crypte de son monument aux morts.
Le cimetière de La Renaissance disparaît en 1979[1]. C'est la Sotexo qui prend sa place, l'usine devient la Sieto, puis Toyota Boshoku Somain[3]. Il ne subsiste plus aucune trace du cimetière.