Cimetière de l'Est (Angers)
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Le cimetière de l'Est est un cimetière ouvert le premier février 1848 (cf. Cahier du cimetière) à Angers. Par la nature de son environnement et par l'importance des personnalités enterrées, le cimetière de l'est d'Angers est surnommé « le Père-Lachaise angevin »[1]. Le cimetière de l'Est est situé à l'angle de la rue Larevellière et du boulevard des Deux-Croix, dans le quartier du Grand-Pigeon.
Première inhumation
C’est en 1834 que le conseil municipal d'Angers décida l'ouverture d'un nouveau cimetière, à l’est de la ville, sur le chemin d’Angers à Saint-Barthélemy-d'Anjou.
Anciennes propriétés agricoles, l’endroit est clos de grands murs. Le cimetière, de forme triangulaire, figure au cadastre de 1842. Les plantations existantes sont complétées et des allées sont tracées. Le nouveau cimetière angevin apparaît comme un parc romantique, à l’anglaise, rappelant le Père-Lachaise de Paris. Le cimetière est parcellisé en huit rectangles symétriques, chacun enveloppé par un réseau d’allées sinueuses.
Une nouvelle nécropole est bénie le par l'évêque d'Angers, Mgr Angebault. Une chapelle néo-romane est bâtie par l'architecte angevin Ernest François Dainville entre 1868 et 1870.

De 4,72 hectares à son ouverture, le cimetière de l'Est compte actuellement 13,36 hectares.
Avec le développement de la crémation, un jardin du souvenir, le premier dans le département de Maine-et-Loire, a été ouvert en 1982, augmenté par la suite de plusieurs jardins cinéraires et de columbariums.

La première inhumation est celle du meunier du Moulin du Daguenet René Bougère, né le 13 aout 1788 à Angers, décédé le à Angers. Sa tombe est toujours visible.
Le fronton de son tombeau porte la mention « doyen de ce lieu de repos »[2]. Il demeurait aux Deux-Croix, en face du nouveau cimetière, pour lequel il céda des terrains. Il se réjouissait de voir l'activité du cimetière, les convois, le va-et-vient qui le changeraient de sa vie monotone. Il fut la première personne inhumée là où il comptait voir enterrer les autres. Son tombeau est un monument en pierre imitation fonte, en forme de petit temple antique avec fronton et acrotères à palmettes, orné d’un vocabulaire décoratif symbolique : lampes à huile allumées, chouettes, sabliers, croix grecques. En 1986, il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[2].
