Cimetière de la Diguette
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| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Commune | |
| Superficie |
0,25 |
| Mise en service |
1864 |
| Abandon |
1912 |
| Coordonnées |
| Find a Grave |
|---|
Le cimetière de la Diguette est un cimetière liégeois créé en 1864 situé dans le quartier d'Angleur. Faute de place disponible, ce cimetière n'est plus utilisé depuis 1912.
En 1862, Walthère Frère-Orban, ministre des finances à cette date, défend le cimetière commun pour tous les croyants. En effet, auparavant, les riches étaient enterrés dans leur jardin et les pauvres dans un cimetière commun sur la place du village, l'actuelle Place Andréa Jadoulle, là où se dresse désormais l'église Saint-Remy.
C'est pourquoi en 1864, le Conseil communal d'Angleur achète à Madame Nagelmackers 25 ares de terrain au lieu-dit « La Diguette » (rue Devant l'Aîte) pour y installer le nouveau cimetière de la Diguette. Le cimetière de la Diguette devient rapidement trop étroit. À partir de 1912, plus aucun Angleurois ne fut inhumé dans ce cimetière. Le Conseil communal décida donc d'en créer un nouveau sur les hauteurs d'Angleur, rue de la Belle Jardinière non loin du Sart Tilman.
Le style des monuments de ce champ mortuaire représente toute une époque d'architecture funéraire[1].
Personnalités inhumées dans le cimetière de la Diguette
- Gérard Nagelmackers (1777-1859), banquier et membre du Congrès national[2] ;
- Léon de Thier (1825-1903), imprimeur, fondateur et directeur du journal La Meuse[2] ;
- Georges Nagelmackers (1845-1905), ingénieur civil et industriel, fondateur de la Compagnie des wagons-lits et de la Compagnie internationale des Grands Hôtels[2] ;
Monuments

- Jean-Pierre-Paul Bovy (1779-1841), médecin et historiographe, auteur des « Promenades historiques au Pays de Liège ». La tombe est classée comme monument le [3] ;
- Chapelle funéraire de la famille de Serdobine, de style néoroman, élevée en 1881 d'après les plans de Charles Soubre[3] ;
- Sépulture de la famille Gregoire-Lempereur[réf. nécessaire], présentant des symboliques multiples :
- colonne brisée – défunt disparu dans la force de l'âge et qui était le support de la famille,
- ancre brisée – espoir brisé de la famille,
- 2 mains enlacées, femme à gauche, homme à droite – belle alliance, symbolisant l'amour qui dépasse la mort, avec pour message « nous nous retrouverons dans la mort »[4].