Cimetière du Vil
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type | |
|---|---|
| Construction |
1978 |
| Pays | |
|---|---|
| Département |
| Coordonnées |
|---|
Le cimetière du Vil, autrement appelé le cimetière marin de Roscoff, est un des rares cimetières marins de France. Il est situé sur le front de mer de la vieille ville de Roscoff entre la station biologique de Roscoff et un ancien quai du XVIe siècle transformé en promenade où se voient les traces des fondations du fort de la Croix construit par Vauban.
Il est l'un des deux cimetières de Roscoff, avec le cimetière de Kermenguy.
L'épidémie de choléra de 1832 conduit l'Assemblée nationale à voter une loi d'assainissement et d'hygiène publique qui impose à chaque municipalité d'enterrer les morts dans un endroit écarté des zones urbaines.
Le la municipalité de Roscoff vote une décision de transférer le cimetière de l'enclos paroissial de Notre-Dame de Croaz Batz sur une parcelle située sur le front de mer à côté de laquelle se trouvaient au XVIIe siècle une poudrière et l'amirauté. Le vieux cimetière comportait quelques tombes entassées dans et autour de l'église qu'il fallait vider assez régulièrement pour faire de la place aux plus jeunes. La rotation était particulièrement rapide à Roscoff au début du XIXe siècle, où la tuberculose était endémique et l'espérance de vie la plus faible de France. Les crânes et les quatre os longs étaient rassemblés dans un ossuaire qui avait dû être doublé.
Le , le maire Joseph Seité, après délibération du conseil municipal et un vote de deux voix de majorité pour trois absents, décrète la procédure d'engagement de fermeture du cimetière. De nombreuses concessions à perpétuité sont tombées en déshérence. Un nouveau cimetière a été ouvert dans l'intérieur des terres et le transfert des tombeaux a été laissé à l'initiative des héritiers, la municipalité prenant en charge les frais. Début 2010, la moitié des tombeaux avaient été transférés.
La fermeture a suscité une polémique nourrie par une communication maladroite. La municipalité a fait l'économie des frais de réhabilitation du cimetière mais, la construction d'un nouveau cimetière étant inévitable, elle s'est par là même engagée dans des procédures coûteuses de transfert de sépultures. La crainte de certaines associations, que cette crainte soit fondée sur des antécédents ou sur des fantasmes, voire sur la seule opposition politique, est que le cimetière ne soit pas conservé comme un lieu de mémoire sous la forme d'un jardin mais livré à un promoteur immobilier.

