Tombes du cimetière britannique de Spanbroekmolen.
Le cimetière, nommé d'après un moulin à vent[1], a été créé à l'été 1917. Il contient principalement des sépultures du premier jour de la bataille de Messines, plus une du lendemain[2] Comme dans le cimetière militaire de Lone Tree situé à proximité, beaucoup de ceux qui sont enterrés ici appartenaient à la 36e division (Ulster).
Le cimetière a été détruit lors de combats ultérieurs et a été reconstruit après l'armistice[3]. Six tombes n'ont pas pu être localisées et un «Special Memorial» note les noms des hommes dont les tombes n'ont pas été retrouvées[2].
Certains des hommes enterrés ici ont été tués par l'explosion d'une mine placée par les Royal Engineers britanniques[4]. La mine de Spanbroekmolen, qui faisait partie d'une série de mines sous les lignes allemandes, était une charge de 41tonnes d'ammonal et se trouvait à 26 m sous le sol au fond d'une galerie de 520 m[5]. Elle explose avec un retard de 15 secondes au début de la bataille le et forme un cratère d'un diamètre de 76 m et profond de 12 m[5], détruisant les tranchées allemandes et bouleversant les communications[6]. Le cratère d'explosion, maintenant rempli d'eau, existe toujours et s'appelle cratère Spanbroekmolen ou cratère Lone Tree[7] Elle est acquise en 1929 par la fondation Toc H à Poperinge, aujourd'hui reconnue comme la «Piscine de la paix»[8],[9],[10].
J. E. Edmonds, Military Operations France and Belgium, 1917: 7 June – 10 November: Messines and Third Ypres (Passchendaele), vol.II, Londres, HMSO, coll.«History of the Great War Based on Official Documents by Direction of the Historical Section of the Committee of Imperial Defence», , Imperial War Museum and Battery Presséd. (1reéd. 1948) (ISBN0-89839-166-0).
Tonie Holt et Valmai Holt, Major & Mrs Holt's Battlefield Guide to the Ypres Salient & Passchendaele, Barnsley, Pen and Sword Books, (1reéd. 1997) (ISBN978-0-85052-551-9).