Citadelle de Metz
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| Citadelle de Metz | |
Fortifications de la citadelle, en haut à gauche. Plan de Metz, XVIe siècle, tiré de Civitates Orbis Terrarum par Braun et Hogenberg. | |
| Période ou style | Tracé à l'italienne |
|---|---|
| Type | Citadelle |
| Architecte | Rocco Guerrini (?) |
| Début construction | 1556 |
| Fin construction | 1564 |
| Propriétaire initial | Roi de France |
| Destination initiale | Place forte de Metz |
| Protection | |
| Coordonnées | 49° 06′ 49″ nord, 6° 10′ 17″ est |
| Pays | |
| Anciennes provinces de France | Trois-Évêchés |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Commune | Metz |
| modifier |
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La citadelle de Metz était une fortification bastionnée construite dans la seconde moitié du XVIe siècle. Symbole de la mainmise française sur l’ancienne ville libre impériale, elle est restée longtemps un élément clé des fortifications de Metz.
À la suite de l'annexion de facto de Metz, ville impériale, par le roi Henri II de France en 1552, l'empereur Charles Quint riposte en assiégeant la ville en octobre de la même année mais doit bientôt retirer ses troupes. L’occupation française commence de facto. La « protection » de la France sur la République messine se traduit par l’implantation d’une forte garnison dans la cité et par la construction, en 1556, d’une puissante citadelle, à l’épreuve de l’artillerie. Bien que juridiquement toujours intégrée au Saint-Empire romain germanique, la ville reste dans les faits aux mains de la couronne de France, devenant française de jure près d'un siècle plus tard en 1648, avec la signature des traités de Westphalie.
Construction et aménagements
Le maréchal François de Scépeaux de Vieille-Ville, gouverneur des Trois-Évêchés, fait entreprendre la construction de la citadelle en 1556, peu après le siège de Metz. Rocco Guerrini, comte de Lynar, y participe[1]. La population messine est contrainte de participer aux travaux de terrassement, et de subvenir aux besoins des troupes françaises. Elle doit fournir grains, vins et logements pour les troupes d’occupation[2]. Achevée vers 1564, la citadelle vient renforcer le secteur sud-ouest des remparts médiévaux, qui ont certes résisté au siège, mais ne sont plus adaptés aux avancées de l’artillerie. L’objectif étant de contrôler à la fois l’intérieur et l’extérieur de la cité, ses canons étaient tournés de tous côtés. La citadelle, comme celle de Spandau construite sur le même modèle, comporte quatre bastions à ses angles et elle est en outre entourée de douves sur ses quatre côtés[3]. Le magasin aux vivres est le dernier vestige visible des bâtiments construits à cette époque.
La construction de la citadelle a nécessité la destruction de certains bâtiments religieux et civils, mais les autorités militaires conservèrent certains édifices religieux, comme la chapelle des Templiers de Metz ou l’église Saint-Pierre-aux-Nonnains[2].
Par la suite, la citadelle fut intégrée dans le système de fortifications, conçu par Vauban à partir de 1676 et poursuivi par son élève Louis de Cormontaigne entre 1728 et 1749.
Plan des fortifications de Metz en 1775 Détail du plan de Metz en 1858 de Fietta Frères