La citadelle de Saint-Florent possède deux tours rondes et une tour carrée[1]. Elle gardait stratégiquement le golfe de Saint-Florent en protégeant son port et les «arrières» de Bastia.
Historique
Construite en 1440 par le doge de GênesGiano I di Campofregoso(en), la citadelle est développée et améliorée plusieurs fois, que ce soit par les Génois au XVIesiècle, en 1553 par le général Paul de La Barthe de Thermes ou au XVIIIesiècle lorsque la ville consolide ses fortifications[1]. La citadelle est transformée de nouveau à la fin du XIXesiècle et au début du XXesiècle[1].
«La citadelle faible du côté de la terre, n'avait qu'un détachement de vingt-cinq hommes lorsque je la visitai. Le fort Gentili tire son nom du brave général corse qui l'a construit, qui le défendit si intrépidement en 1794, et ne céda qu'après que le général Dundas fut parvenu à établir miraculeusement son artillerie jusque sur la crête et à travers les roches de la montagne Stolli. La France perdit alors momentanément la Corse; l'Angleterre l'a perdue pour toujours, mais elle possède la cendre de ses deux plus grands hommes: Paoli repose à Westminster[Note 1], et les os de Napoléon restent captifs à Sainte-Hélène[Note 2].»
—Antoine Claude Valery in Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne, 1837 - p.55.
Citadelle de Saint-Florent.
Protection
La citadelle et les murs d'enceinte sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [1], tandis que le donjon est classé par arrêté du [1].
C'est le monument le plus emblématique de Saint-Florent.
Voir aussi
Notes et références
Notes
↑Depuis, les cendres de Paoli ont été transférées dans son village natal de Morosaglia
↑La dépouille mortelle de Napoléon et son inhumation aux Invalides a eu lieu en 1840.