Citroën Kar-a-sutra

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MarqueDrapeau de la France Citroën
Années de production1972
Production2 exemplaire(s)
ClasseMonospace conceptuel
Citroën Kar-a-sutra
Citroën Kar-a-sutra
Citroën Kar-a-sutra vu de profil

Marque Drapeau de la France Citroën
Années de production 1972
Production 2 exemplaire(s)
Classe Monospace conceptuel
Moteur et transmission
Moteur(s) Aucun
Transmission Aucune
Boîte de vitesses Aucune
Masse et performances
Masse à vide > 1 400 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Monospace
Plate-forme Citroën SM, DS
Suspensions Hydropneumatique
Dimensions
Volume du coffre N/A dm3
Chronologie des modèles

La Citroën Kar-a-sutra est un concept car monospace du constructeur automobile français Citroën, dessiné par Mario Bellini. Le véhicule est exposé pour la première fois en 1972, au lendemain du mouvement hippie, à l'occasion de l'exposition consacrée au design italien, organisée par le MOMA, à New-York[1].

Conception

Le véhicule est né d'une collaboration franco-italienne entre la marque Citroën et l'entreprise Pirelli sous la direction du designer Mario Bellini, avec l'objectif de concevoir un véhicule imaginé autour de la notion d'espace[2], du partage, du voyage et de l'érotisme (le nom Kar-a-sutra venant du terme Kamasutra).

Une première maquette semi-roulante est construite sur une base de SM, née d'une collaboration franco-italienne entre Citroën et Maserati, d'autant plus qu'à cette époque, Michelin cherchait à vendre Citroën, au bord de la faillite, au groupe Fiat, ce qui aurait fait de ce dernier le plus gros actionnaire de la marque.

La caisse utilise des panneaux de carrosserie striés, qui n'est sans rappeler la Méhari. Le toit consiste en une arche arrondie dans le sens de la largeur, reliant le cadre du parebrise avant pour aller rejoindre une structure ample servant d'architecture à l'arrière de l'automobile. Le véhicule n'est doté que de deux portes, la première destinée aux passagers sur la droite, au même niveau que celle du conducteur. Les phares avant sont absents et ne possèdent pas non plus de vitrage. Le volant n'est pas celui de la SM, et est de forme basique.

La seconde maquette reprend à l'identique le précédent, mais avec des différences :

  • Le véhicule possède des phares et feux de signalisation
  • Les deux portes sont conservées, avec l'ajout d'un hayon
  • Les montants de portes sont ajoutés, ainsi que les vitres en double (l'une par-dessus l'autre) pour permettre d'étendre la surface vitrée en élevant le toit
  • Le volant est bien celui de la SM, avec baguettes de commodo
  • L'arche de toit est moins arrondie
  • La planche de bord est légèrement creusée pour accueillir des coussins.
  • Difficile de savoir si la première maquette possédait des coussins (comme la deuxième) ou bien des sièges de type strapontin.

Les seuls points communs entre les deux maquettes sont la carrosserie striée, le châssis emprunté à la SM et l'absence d'essuie-glace.

Version finale

D'apparence trompeuse, "La Kar-a-sutra n'est pas un véritable produit", précisa Bellini dans le magazine Designboom[2]. Il ne possède donc aucun groupe motopropulseur. Le concept même du véhicule repose avant tout sur une vision du véhicule modulaire, multifonctions. Ni Mario, ni Citroën n'ont voulu que cette voiture atteigne les concessionnaires[3], même si toutefois, le véhicule final possède un volant, des phares, des feux de stop, antibrouillard, de recul et de clignotants (en triangle rouge à l'arrière, sous forme de barrettes blanches dans les coins à l'avant). Ainsi, le véhicule possède bon nombre de configurations pour les sièges, qui sont des coussins amovibles (deux par siège (assise/dossier)) adossés sur des plaques dépliables du sol, permettant de modifier l'angle d'inclinaison de chaque dossier[4]. Ainsi, il existe plusieurs combinaisons possibles, aussi bien en déplaçant qu'en retirant des coussins du véhicule :

  • 2 rangées de 3 sièges classiques (conducteurs compris) ;
  • 2 rangées de 3 sièges dont les deux passagers avant feront face à la rangée arrière (fonctionnalité reprise dans les Citroën Évasion, C8, Tubik ou encore les plus grandes versions du SpaceTourer avec la deuxième rangée de siège faisant face à la troisième).
  • Alignements des coussins sur tout le périmètre de l'habitacle, pouvant accepter environ 5 à 11 personnes.
  • Étalement des coussins au sol pour créer un immense lit.
  • En retirant les coussins, il est possible de faire varier le volume du coffre d'habitacle. Il est même possible, si l'intérieur est dépourvu de ses coussins, de pouvoir transporter un piano à queue.

Autre détail, la hauteur du toit peut varier, permettant de se déplacer debout dans l'habitacle, hybridant ainsi le véhicule en camping-car.

Débat du premier monospace

Postérité

Références

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