Cité administrative (Abidjan)
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La cité administrative d'Abidjan est un ensemble de tours de bureaux, destinées à abriter l'administration ivoirienne au sein de l'ancienne capitale politique, Abidjan. Édifiée au cours des années 1970 et 1980 par l’État ivoirien, dans le cadre d'un projet de rassemblement des administrations, la cité se trouve à l'extrême nord de la commune du Plateau. Les dernières tours ont été achevées en 1984.
Bien qu'adjacent, l'immeuble CCIA ne fait pas partie de la cité administrative.
Le projet de création d'un ensemble permettant de centraliser l'ensemble des institutions et organismes de l’État remonte à la fin des années 1960, alors que les bureaux de l'administration et des ministères étaient répartis à différents endroits de la ville[1].
La construction des deux premières tours (A et B) débutent au début des années 1970 pour s'achever en 1977. Elles s'élèvent toutes deux à une hauteur de 70 m. À la suite de ces deux premières, la construction de trois nouvelles tours (C, D et E) est lancée peu de temps après l'achèvement des tours A et B. Ces trois tours seront achevées en 1984. Tandis que les tours C et E s'élèvent à une hauteur de 100 m, la tour D culmine à plus de 120 m, ce qui en fait l'édifice le plus élevé du pays[2].
La cité administrative est le dernier projet de planification urbaine moderniste et fonctionnel qu'a connu la métropole d'Abidjan. Il s'agit ainsi du témoin le plus récent du « miracle ivoirien » et des fastes du régime d'Houphouët-Boigny, alors que la dette et la situation des finances publiques du pays se trouvaient déjà dans une situation préoccupante à la fin des années 1970[3].

