Passionné par l’œuvre de son grand-père maternel, qu'il s'efforce de réhabiliter, Clément Serpeille de Gobineau rédige à son sujet un article pour un numéro spécial de la revue Europe en [3]. Au cours des années 1930, il édite différents écrits de son aïeul.
Complaisant à l'égard de l'Allemagne nazie, à la fois par pacifisme et par sympathie envers un régime raciste qui s'inspire en partie du «gobinisme», Serpeille de Gobineau collabore au Völkischer Beobachter avant la Seconde Guerre mondiale[4] et rédige un petit journal ronéotypé, Notre Peuple. En , il a assisté au Congrès du parti nazi à Nuremberg[5]. Le , ces activités pro-nazies lui valent une première perquisition, qui confirme ses liens avec la propagande du Troisième Reich[6].
Le , il est arrêté, en même temps que d'autres journalistes et écrivains pro-nazis, Robert Fabre-Luce, Alain Laubreaux, Charles Lesca, Pierre Mouton et Thierry de Ludre, en tant que suspect d'atteinte à la sûreté de l’État[7]. Incarcéré à la Santé, il est évacué le vers le camp des Groues, près d'Orléans, la capitale étant sur le point d'être prise par les Allemands. Au cours des jours suivants, Serpeille et ses codétenus sont transférés au camp d'Avord puis à celui de Gurs[8]. Le , il bénéficie d'une ordonnance de non-lieu[9].
Le , Serpeille de Gobineau meurt dans le bombardement d'un train qui circulait entre Paris et Maisons-Laffitte. Son acte de décès porte la mention «Mort pour la France» par décision du secrétariat général aux Anciens combattants en date du [12].
Références
↑Archives de Paris, état civil du 16e arrondissement, registre des naissances de 1886, acte no604 (vue 22 sur 31).