Jacques Boulenger
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Jack Amand Romain Boulenger |
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Société des études rabelaisiennes (d) |
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Jack Amand Romain Boulenger[1], dit Jacques Boulenger, né le à Paris 8e et mort le dans le même arrondissement, est un écrivain, critique littéraire, historien de la littérature et journaliste français.
Jacques Boulenger est le frère du romancier et escrimeur Marcel Boulenger (1873-1932), il est un ancien élève de l'École des chartes (promotion de 1900) et cofondateur de la Revue du seizième siècle. Il fut l'un des collaborateurs de la Revue critique des idées et des livres de Jean Rivain et Eugène Marsan.
Spécialiste de la littérature médiévale et de la Renaissance, on lui doit plusieurs adaptations des romans de la Table ronde (Lancelot, légende du roi Arthur) et l'édition complète des œuvres de Rabelais dans la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard). Il compose également en 1911 une synthèse historique du Grand Siècle.
Critique littéraire, Boulenger est l'auteur de diverses études dont l'une sur le poète Émile Henriot (Éditions du Divan, 1913), sur Marceline Desbordes-Valmore, Nostradamus, Gérard de Nerval, Paul-Jean Toulet de même que sur le dandysme. Il rassembla ses chroniques de L'Opinion et de L'Écho de Paris dans le recueil Mais l'art est difficile (1921-1922).
Boulenger est aussi romancier, il a entre autres écrit Le Miroir à deux faces en 1928, Crime à Charonne en 1937, Adam et Ève en 1938, et conteur : Les Soirs de l'archipel, Contes de ma cuisinière en 1935.
Ayant affiché dès 1926 des sympathies pour le fascisme[2], il adhère dès sa création, en 1936, au Parti populaire français et participe au journal de Georges Valois, Le Nouveau Siècle[3]. Collaborateur du journal Gringoire, il contribue pendant l'Occupation à plusieurs journaux collaborationnistes : Le Matin, Les Nouveaux Temps, Aujourd'hui, L'Émancipation nationale et Révolution nationale[4]. Il est aussi le rédacteur de nombreux pamphlets antisémites et racistes comme Accusés, levez-vous ! en 1941 et Le Sang français en 1943[5].
Jacques Boulenger meurt le au 8 avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris[6]. Il est inhumé dans le cimetière de Montmartre (23e division)[7].