Claire Balleys

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Claire Balleys, née en à Genève (Suisse), est une sociologue spécialiste des processus de socialisation de la communication et des médias. Ses travaux de recherche portent sur les modes de sociabilité en ligne, les pratiques numériques et leur perception, la place des écrans connectés dans les familles, et les usages politiques, civiques et identitaires des médias sociaux. Elle est professeure à l'Université de Genève au sein de l'Institut de recherche en communication et médias.

Le prix Vigener de la faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Fribourg lui est décerné pour sa thèse.

Claire Balleys naît en 1978 à Genève[1].

Elle étudie à la Faculté des sciences économiques et sociales de l'université de Fribourg, en Suisse. En 2005, elle obtient le Master of Arts en « sciences de la société » (sociologie de la communication et des médias, journalisme, sociologie générale), mention summa cum laude[2]. En 2012, elle fait son doctorat en sciences sociales, au sein de cette même faculté[2]. Avec sa thèse intitulée « Je t’aime plus que tout au monde » : D’amitiés en amours, les processus de socialisation entre pairs adolescents, elle obtient de nouveau la mention summa cum laude.

De 2015 à 2016, elle fait son postdoctorat FNRS au laboratoire SID de Télécom ParisTech, en France, puis au sein de l'Observatoire Jeunes et Société de l'Institut National de la recherche scientifique en Québec, au Canada[3]. De 2016 à 2017, elle effectue un postdoctoral au sein de la chaire de recherche sur les usages des technologies numériques et les mutations de la communication à l'université du Québec à Montréal[3].

Carrière

Claire Balleys est professeure à la Haute école de travail social de Genève[4] , où elle mène des projets visant à intégrer les pratiques numériques dans le domaine du travail social[5].

Elle est membre de l'Observatoire Jeunes et Société, INRS à Québec, du Laboratoire de communication médiatisée par ordinateur à l'Université du Québec à Montréal, et de l'association European Communication Research and Education en Belgique. Elle travaille aussi pendant deux ans dans une équipe de recherche sur la problématique de l'éducation entre pairs à la Haute École de Travail social de Bâle[6].

En 2015, elle publie une version de sa thèse vulgarisée pour le grand public, sous le titre Grandir entre adolescents. A l'école et sur Internet[7].

Ses recherches se concentrent sur l'axe de la sociologie des technologies de l'information et de la communication, notamment sur la sociologie de l'adolescence et de la jeunesse, les pratiques culturelles et médiatiques juvéniles[8],[9], et la place des écrans connectés dans le cadre familial[10],[11].

Les travaux de Claire Balleys font une contribution aux études liées aux pratiques et usages de TIC avec une perspective de genre [12],[13]. Ses contributions aident à mieux comprendre comment les adolescentes utilisent les technologies et les intègrent dans leur vie quotidienne, et donc, dans leur construction identitaire et leur sociabilité. Dans ses analyses sur les pratiques numériques avec une perspective de genre elle parle de l'acquisition et du développement de compétences numériques, afin de montrer le déplacement de la fracture numérique qui passe "des inégalités d'accès aux inégalités d'usage". Ces différences d'usage entre filles et garçons vont établir des inégalités des compétences techniques : "un garçon, plus facilement orienté vers des jeux de stratégie ou permettant d'augmenter des fonctions cognitives, acquerra des compétences plus utiles pour son avenir professionnel" [12]

En , elle publie les résultats d'une étude sur l'impact des écrans connectés dans les familles, pour laquelle elle a passé un an dans le quotidien de 15 familles romandes. Cette immersion lui a permis de réaliser des entretiens approfondis avec les parents et les enfants[14]. Lors de ses enquêtes, elle conclut que les pratiques numériques genrée des adolescents sont liées au modèle parental : "les pères et les mères utilisent leur smartphone de manière différente et ils régulent différemment l'usage qu'en font leurs enfants" [15].

En 2022, elle est nommée directrice du Medialab à l'Université de Genève[16].

Prix et distinctions

En 2013, elle obtient le prix Vigener de la faculté des sciences économiques et sociales de l’université de Fribourg, ex-æquo avec Constanze Jecker, pour l’excellence de sa thèse[17].

En 2015, elle est lauréate du Forum des 100 personnalités qui font la Suisse romande par le magazine L'Hebdo, sur le thème « Quelle relève pour demain ? »[18].

Publications

Références

Liens externes

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