Claire Chevrillon
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Claire Catherine Chevrillon, née le à Bourron-Marlotte[1],[2] et morte le dans le 5e arrondissement de Paris, alias Christiane Clouet, est une militante de la Résistance française[3].
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Claire Catherine Chevrillon |
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Militante, résistante, professeur d'anglais |
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Biographie
Fille de l'académicien André Chevrillon, Claire est professeur d'anglais. Mise en contact en été 1942 avec l’officier FFL Jean Ayral, qui la recrute[4], elle travaille avec l'opérateur radio François Briant comme codeuse de messages sous les ordres de Paul Schmidt du BCRA[5].
À la demande de Daniel Cordier, à qui Jean Moulin rentré de Londres en a donné l'ordre de déménager de Lyon à Paris la direction des services de la Délégation générale gaullienne, et qui a besoin d'agents supplémentaires, Ayral - à qui Moulin a alors confié la responsabilité du Bureau des opérations aériennes (BOA) en France occupée - lui transfère Claire Chevrillon à la fin mars - début avril 1943, ainsi que l'amie de celle-ci, Jacqueline Pery d'Alincourt, qui toutes deux intègrent alors l'équipe de Daniel Cordier[6].
Arrêtée par la police française le et remise à la Gestapo, elle est incarcérée à Fresnes, mais est libérée le et rejoint dès le mois de septembre le service du chiffre de la Délégation générale dans l'entourage immédiat de Claude Bouchinet-Serreulles[5].
Ouvrage
Claire Chevrillon a écrit des souvenirs qui couvrent la période de la Seconde Guerre mondiale depuis la déclaration de guerre jusqu'à la Libération de Paris. Cet ouvrage a tout d'abord paru en traduction anglaise aux Etats-Unis en 1995 sous le titre de Code Name Christiane Clouet - A Woman in the French Résistance (Texas A&M University Press), puis en français en 1999 sous le titre de Une résistance ordinaire - septembre 1939-août 1944.
L'intérêt de cet ouvrage est de montrer au quotidien - grâce non seulement aux souvenirs de son auteur, mais aussi à des documents d'époque - le travail d'un rouage essentiel du dispositif de liaison entre les résistants et Londres puis Alger[5].
Distinction
Médaille de la Résistance française, avec rosette (décret du )[1]
Bibliographie
- François Berriot, Témoignages sur la Résistance et la Déportation. Autour de Jacqueline Pery d'Alincourt, L'Harmattan, 2008.
- Claire Chevrillon (préf. Claude Bouchinet-Serreulles), Une résistance ordinaire : septembre 1939 - août 1944, éditions du Félin, , 304 p. (ISBN 2-86645-329-8, présentation en ligne)
- Daniel Cordier, Alias Caracalla, Gallimard, 2009.
- Dominique Missika, Résistantes 1940-1944, , 269 p. (ISBN 978-2-07-294029-3, OCLC 1286010681), p. 59.