Clara Chagnon
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L'Assomption (Canada)
| Nom de naissance | Marie-Sarah-Carisse Chagnon |
|---|---|
| Naissance |
L'Assomption (Canada) |
| Décès | (à 50 ans) |
| Nationalité | Canadienne |
| Pays de résidence | Canada |
| Activité principale |
Écrivaine |
| Famille |
| Langue d’écriture | Français (QC) |
|---|---|
| Genres |
Poésie, roman |
Œuvres principales
- Les Fiancées d'outre-tombe (1869)
Marie Sarah-Clarisse Chagnon, dite Clara Chagnon, est une autrice québécoise[1] née le à L'Assomption et morte le . Elle est la première romancière canadienne ayant publié en langue française[2].
Clara nait le 11 novembre 1845 à L'Assomption et est baptisée le 12 novembre. Elle est le sixième enfant de l'union de Charles Chagnon et Victoire Payette[3]. Elle a pour frères l'avocat Joseph-Arthur Chagnon et le religieux Joseph-Théophile Chagnon[3].
La famille Chagnon accorde une importance à l'éducation historique et aux Lettres[4], ce qui s'applique aussi à Clara.
L'enfance de Clara n'est pas documentée[3].
En octobre 1866, Clara soumet un premier poème au journal Le Feuilleton. Celui-ci est initulé Tristesse secrète – À mon frère. Une semaine plus tard, le 8 octobre, le poème paraît également dans le Journal de Lévis[3]. Clara habite à cette époque à Saint-Joseph-du-Lac.
En 1867, cinq autres poèmes écrits par Clara paraissent entre mars et décembre, trois d'entre eux le furent dans le journal La Guêpe[3].
En 1869, elle publie son écrit principal, Les Fiancées d'outre-tombes, dans La Revue canadienne sous forme de feuilletons[5]. Il est aussi rapporté que le roman aurait été publié dans L'Opinion publique[6].
Sa contribution à la section littérature de L’Album de la Minerve publié à Montréal entre 1872 et 1874 lui en a valu une mention officielle[7].
Elle meurt le 3 janvier 1896, et est enterréee dans la paroisse des Cèdres à Saint-Joseph-de-Soulanges[3].
Influence
L'oeuvre de l'autrice influence la production littéraire de Laure Conan, écrivaine québécoise. Cette dernière reconnaît Les fiancés d'outre-tombe en tant que premier roman historique provenant d'une autrice québécoise de langue française[8]. Les deux autrices partagent également un certain mal du siècle semblable à celui de Chateaubriand[9]. Entre temps, les écrits de Clara Chagnon sont tombés dans l'oubli[10].
Oeuvres littéraires
La liste qui suit reprend celle établie dans l'édition la plus récente des Fiancés d'Outre-tombe[11],[12] qui a été publiée aux Presses de l'Université Laval.
Poésies
- « Tristesse secrète -- À mon frère ». dans Le Feuilleton: recueil de littérature. vol. 2 (1). Octobre 1866. p. 7. Aussi publié dans Le Journal de Lévis. vol. 2 (74). Octobre 1866. p. 2.
- «Qui ne pleure pas le soir ». dans La Guêpe. vol. 5 (27). Mars 1867. p. 2.
- «L’Astre du soir ». dans L’Union nationale. vol. 3 (52). Mai 1867. p. 3.
- «Aux Messieurs ». dans La Guêpe. vol. 5 (33). Mai 1867, p. 2.
- «Le soir dans un temple ». dans La Minerve, vol. 39 (108). Juin 1867. p. 1.
- «Laissez-moi mes rêves » dans La Guêpe, vol. 6 (10). Novembre 1867. p. 2.
- «Poésie sur la mort de M. de L. Dumouchel. La Mémoire du Juste est éternelle ». dans L’Ordre [L’Union catholique]. vol. 10 (9). 13 décembre 1867, p. 2.