Clara Chagnon

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Nom de naissance Marie-Sarah-Carisse Chagnon
Décès (à 50 ans)
Nationalité Canadienne
Clara Chagnon
Nom de naissance Marie-Sarah-Carisse Chagnon
Naissance
L'Assomption (Canada)
Décès (à 50 ans)
Nationalité Canadienne
Pays de résidence Canada
Activité principale
Écrivaine
Famille
Auteur
Langue d’écriture Français (QC)
Genres
Poésie, roman

Œuvres principales

Marie Sarah-Clarisse Chagnon, dite Clara Chagnon, est une autrice québécoise[1] née le à L'Assomption et morte le . Elle est la première romancière canadienne ayant publié en langue française[2].

Clara nait le 11 novembre 1845 à L'Assomption et est baptisée le 12 novembre. Elle est le sixième enfant de l'union de Charles Chagnon et Victoire Payette[3]. Elle a pour frères l'avocat Joseph-Arthur Chagnon et le religieux Joseph-Théophile Chagnon[3].

La famille Chagnon accorde une importance à l'éducation historique et aux Lettres[4], ce qui s'applique aussi à Clara.

L'enfance de Clara n'est pas documentée[3].

En octobre 1866, Clara soumet un premier poème au journal Le Feuilleton. Celui-ci est initulé Tristesse secrète – À mon frère. Une semaine plus tard, le 8 octobre, le poème paraît également dans le Journal de Lévis[3]. Clara habite à cette époque à Saint-Joseph-du-Lac.

En 1867, cinq autres poèmes écrits par Clara paraissent entre mars et décembre, trois d'entre eux le furent dans le journal La Guêpe[3].

En 1869, elle publie son écrit principal, Les Fiancées d'outre-tombes, dans La Revue canadienne sous forme de feuilletons[5]. Il est aussi rapporté que le roman aurait été publié dans L'Opinion publique[6].

Sa contribution à la section littérature de L’Album de la Minerve publié à Montréal entre 1872 et 1874 lui en a valu une mention officielle[7].

Elle meurt le 3 janvier 1896, et est enterréee dans la paroisse des Cèdres à Saint-Joseph-de-Soulanges[3].

Influence

L'oeuvre de l'autrice influence la production littéraire de Laure Conan, écrivaine québécoise. Cette dernière reconnaît Les fiancés d'outre-tombe en tant que premier roman historique provenant d'une autrice québécoise de langue française[8]. Les deux autrices partagent également un certain mal du siècle semblable à celui de Chateaubriand[9]. Entre temps, les écrits de Clara Chagnon sont tombés dans l'oubli[10].

Oeuvres littéraires

La liste qui suit reprend celle établie dans l'édition la plus récente des Fiancés d'Outre-tombe[11],[12] qui a été publiée aux Presses de l'Université Laval.

Poésies

  • « Tristesse secrète -- À mon frère ». dans Le Feuilleton: recueil de littérature. vol. 2 (1). Octobre 1866. p. 7. Aussi publié dans Le Journal de Lévis. vol. 2 (74). Octobre 1866. p. 2.
  • «Qui ne pleure pas le soir ». dans La Guêpe. vol. 5 (27). Mars 1867. p. 2.
  • «L’Astre du soir ». dans L’Union nationale. vol. 3 (52). Mai 1867. p. 3.
  • «Aux Messieurs ». dans La Guêpe. vol. 5 (33). Mai 1867, p. 2.
  • «Le soir dans un temple ». dans La Minerve, vol. 39 (108). Juin 1867. p. 1.
  • «Laissez-moi mes rêves » dans La Guêpe, vol. 6 (10). Novembre 1867. p. 2.
  • «Poésie sur la mort de M. de L. Dumouchel. La Mémoire du Juste est éternelle ». dans L’Ordre [L’Union catholique]. vol. 10 (9). 13 décembre 1867, p. 2.

Roman

  • « Les fiancés d’outre-tombe ». Clara Chagnon. dans La revue canadienne. vol. 6 (5-7). Mai à juillet 1869, p. 376-392 ; 436-452 ; 492-507.
  • Les Fiancés d'Outre-Tombe. Dirigé par Guildo Rousseau et Micheline Cambron. Presses de l'Université Laval. 2023. 176 p.

Références

Littérature discutant la vie de l'autrice et son oeuvre

Articles connexes

Liens externes

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