Clarence Hill (meurtrier)
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Clarence Edward Hill est un citoyen américain exécuté en 2006 en dépit d'un recours qui entraîne la prise en compte du huitième amendement à la constitution des États-Unis interdisant les châtiments cruels et inhabituels.
En 1983, Hill est reconnu coupable du meurtre, le , de Stephen Taylor, agent de police de Pensacola, en Floride, à l'occasion du cambriolage d'une banque[1]. Il est alors condamné à mort[2].
Son complice lors de ce cambriolage, Cliff Jackson, qui plaide coupable, est condamné à la prison à vie, et devrait y rester jusqu'en 2085 à la suite du rejet de sa demande de libération en 2018[3].
Dernier recours et exécution
Après avoir épuisé tous les recours possibles, Clarence Hill voit son exécution par injection létale programmée le . Elle est arrêtée au tout début du processus par un sursis temporaire accordé par le juge Anthony Kennedy, un des neuf membres de la Cour suprême des États-Unis, à la suite d'une nouvelle démarche de Todd Doss, l'avocat de Hill[4].
Ce dernier fait valoir que l'exécution par injection létale viole les droits de son client définis par le huitième amendement qui protège les citoyens américains contre les « peines cruelles et inhabituelles ». Doss plaide donc en ce sens devant une cour suprême divisée sur le sujet fin avril[5].
Le , Anthony Kennedy publie l'avis unanime de la cour suprême suivant [6] : Hill est autorisé à déposer un recours au nom du huitième amendement, la cour suprême n'entrant pas dans le débat de l'éventuelle cruauté de l'injection létale[4],[7].
Le nouveau recours de Clarence Hill est repoussé par l'État de Floride le de cette année, le gouverneur Jeb Bush ayant confirmé les avis des tribunaux. Selon lui, le recours aurait dû être déposé bien des années plus tôt[8]. De nouveau sollicitée, la cour suprême décide le de ne pas s'opposer à l'exécution de Hill, qui a lieu le jour même en fin d'après-midi[9].