Claude-François Michéa
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Formation
Aîné d’une famille de quatre enfants, Claude-François Michéa choisit de s’orienter non vers la profession de son père qui était chapelier, mais vers celle de son grand-père et de son aïeul qui furent tous deux maîtres chirurgiens à Auvillars-sur-Saône, en Bourgogne.
Après son baccalauréat obtenu à Dijon en 1832, Michéa monte à Paris effectuer des études de médecine. En 1835, il entre comme interne à la maison de santé Marcel-Sainte-Colombe, rue de Picpus, et passe une thèse sur les hallucinations[1], sous la direction du Dr Pierre Édouard Vallerand de la Fosse (1793-1870). Ce dernier devient son compagnon et son collègue : ils partageront longtemps le même cabinet et le même appartement à Paris, outre leur travail dans la maison de santé. Durant plusieurs années, Michéa est le médecin responsable du service des aliénés de cet établissement privé.
En 1852, Claude-François Michéa figure parmi les 35 membres fondateurs de la Société médico-psychologique, et il est l’un des 3 rédacteurs du statut de cette société qui existe toujours aujourd’hui. Il en fut trésorier-archiviste et resta l’un des principaux collaborateurs des Annales médico-psychologiques, le journal de cette société. Sa contribution à l’analyse des hallucinations en fait non un adversaire, mais plutôt un rival de son collègue Jules Baillarger (1809-1890).
Il fut le secrétaire d’une autre société, à vocation philanthropique autant que médicale : la Société médico-pratique, fondée en 1805.
Vie personnelle
Michéa et Vallerand de la Fosse furent repérés par la police parisienne comme « pédérastes » selon la terminologie de l’époque pour désigner les homosexuels, et leur nom fut inscrit dans les registres de la préfecture de police de Paris portant le titre infamant de « pédés[2] ».
Après la mort de son ami le Dr Vallerand de la Fosse en 1870, et après sa retraite, Michéa se retire à Dijon, chez sa sœur. En , il est arrêté en compagnie d’un jeune homme, et condamné à un an de prison et 200 francs d’amende pour outrages publics à la pudeur. Il est rayé des matricules de la Légion d’honneur. Il est libéré après quatre mois de détention.
Il décède à Dijon le et est enterré à Auvillars-sur-Saône.