Claude-Inga Barbey
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Origines et famille
Claude-Inga Barbey naît le [2] à Genève dans le quartier de Montbrillant[3].
Elle est adoptée à l'âge de trois ans par les tantes de sa mère après avoir été placée en pouponnière, ses parents alcooliques et toxicomanes l'ayant abandonnée. Elle ne conserve aucun lien avec sa mère biologique. Elle ne renouera avec elle que lors des dernières années de sa vie, à l'hôpital, de 2016 à 2018[4]. Son arrière-grand-père maternel, Paul Mercier, est directeur du Collège Calvin[5].
Claude-Inga Barbey est mère de quatre enfants, une fille née au début des années 1980, qui épousera le fils de la comédienne Doris Ittig[6], et trois garçons, le dernier né au début des années 2000[4],[6],[7]. Elle porte au civil le nom de Claude-Inga Barbey-Mercier-Rouiller[8]. Le père de son premier enfant, Jean-Michel Broillet, avec qui elle est mariée[9] puis séparée, est mort en 2017, fauché par une voiture en vieille-ville de Genève[6],[10].
Enfance
Durant son enfance, Claude-Inga Barbey découvre grâce à ses tantes « Les Marionnettes de Genève », fondé par Marcelle Moynier, et plus tard dirigé par Nicole Chevallier. Elle est tellement fascinée par ces marionnettes qu'il lui arrivait parfois de voler de l'argent à ses tantes pour aller voir seule ces spectacles dans cet hôtel particulier, situé à l'époque rue Constantin. La Reine des neiges l'a particulièrement marqué, et dans son livre Le Palais de Sucre, elle se remémore ses escapades pour aller voir ces marionnettes et l'influence qu'elles ont eu pour ensuite faire du théâtre[11],[12].
Formation et parcours professionnel et artistique
Après avoir suivi l'école supérieure d'art dramatique de Genève de 1978 à 1980[8], qu'elle quitte sans diplôme[9], Claude-Inga Barbey participe comme humoriste à partir de 1992 aux émissions 5 sur 5 et Les Dicodeurs sur la Radio suisse romande, ainsi qu'à l'émission de télévision de Lova Golovtchiner Le Fond de la corbeille. Elle fait ses premières expériences théâtrales avec Philippe Macasdar[9].
En 1996, elle crée avec Patrick Lapp le couple de Monique et Roger dans l'émission Bergamote (à laquelle participent également Claude Blanc et Daniel Rausis)[13]. Le premier spectacle Bergamote est monté en 1998, suivi de plusieurs autres spectacles : Bergamote et l'Ange (représenté au Théâtre Hébertot à Paris en 2000[14]), Bergamote, le Temps des Cerises (avec l'arrivée de Doris Ittig en 2004), Bergamote, le Modern en 2006 (avec Marc Donet-Monet comme nouveau venu). Ce sont les histoires de ce couple qui inspireront Guy A. Lepage pour créer la série télévisée Un gars, une fille[15].
La même année, elle participe également à la sitcom Vu sous cet angle à la Télévision suisse romande et crée une émission de radio, Betty, qui est diffusée sur les ondes de la Radio suisse romande et qui raconte la vie d'une femme de 45 ans qui suit une thérapie avec une psychologue. Betty est incarnée par Doris Ittig et sa psychologue par Claude-Inga Barbey elle-même.
En 2007, elle adapte et met en scène le roman de Pierre Gripari La Sorcière du Placard aux Balais au Théâtre de Marionnettes de Genève avec la collaboration de Doris Ittig et de Guy Jutard, sur une musique d'Hélène Zambelli. L'année suivante, elle adapte et met en scène son roman Les Petits Arrangements qui raconte sa séparation d'avec son mari plus jeune. Avec Doris Ittig, Claude Blanc et Marc Donet-Monet et les musiques d'Hélène Zambelli. En 2011, avec Doris Ittig, elle adapte pour le théâtre son émission de radio Betty. Pierre Mifsud accompagne les deux actrices sur la scène.
En 2010, Claude-Inga écrit et interprète Merci pour tout. En 2012, elle signe et interprète Madame Karembarre, une version moderne de Hänsel et Gretel, au théâtre des Marionnettes de Genève. En 2013, Claude-Inga écrit Laverie Paradis qu’elle interprète dès la fin 2014 avec Doris Ittig. Les deux actrices fondent la Compagnie Sans Scrupules[16].
En 2016, elle remporte titre du meilleur second rôle féminin dans Anomalia, une série de la Radio Télé Suisse romande où elle interprète l’infirmière Bénédicte lors des 51e Journées cinématographiques de Soleure[17].
Depuis 2018, elle interprète Manuela, un personnage de femme de ménage dans la websérie hebdomadaire Olé[18].
En , son sketch sur la fluidité du genre intitulé « TOC ! Le langage épicène pour les nul.le.s[19] » et diffusé sur le site du journal Le Temps est dénoncé comme transphobe[20] et suscite un vif débat[21]. Il est au centre de l'émission de débats Infrarouge de la Radio télévision suisse du [22]. Dans un entretien publié à titre posthume, elle déclare qu'elle ne s'est « jamais vraiment remise » de ce « lynchage »[23]. Le , après qu'un de ses sketchs a été perçu comme raciste, elle annonce la fin de sa chronique vidéo publiée par Le Temps et son retrait des réseaux sociaux[24].
En automne 2022, elle coécrit, met en scène (avec Laurent Deshusses) et joue dans la revue de Genève[25].
Mort
Claude-Inga Barbey meurt dans la matinée du [15], à l'âge de 64 ans, des suites d'un cancer du pancréas diagnostiqué six mois plus tôt[23].
Vie privée
Claude-Inga Barbey vivait à Meyrin[3]. Elle est baptisée à l'âge de 45 ans après avoir ressenti deux ans plus tôt une présence avec laquelle elle dit avoir communiqué par télépathie[26],[27]. Catholique, elle se dit extrêmement croyante[3].
Filmographie
Cinéma
- 1981 : L'Ogre de Barbarie de Pierre Matteuzzi : L'étudiante en médecine
- 1983 : La Mort de Mario Ricci de Claude Goretta
- 1997 : L'Année du Capricorne réalisé par Jean-Luc Wey, dont elle est scénariste et actrice.
Télévision
Théâtre
- Séance, L'Objet, de Michel Viala au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève
- Lazare, celle de la Maison des roses, mise en ondes pour la Radio suisse romande (RSR) par Roland Sassi
- Un jour, je t’apprendrai à peler un fruit
- Le Moulin qui tourne au fond de la mer
- Au bout du rouleau à la Comédie de Genève
- Juliette et Roméo au Théâtre de Carouge
- Platonov au Théâtre de Carouge
- 2022 : Conscience du corps, Puloff Théâtres, Lausanne[28]
- 2025 : L'Escamotage de Madame Irma, au Théâtre Boulimie à Lausanne, avec Pierric Tenthorey[29]