Claude-Étienne Baratte
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| Activité |
Militaire |
| Période d'activité |
Jusqu'en |
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| Unités |
Régiment de Navarre (jusqu'en ) Régiment d'Armagnac (- |
| Conflits | |
| Grade |
Capitaine-commandant |
| Distinction | |
| Archives conservées par |
Service historique de la Défense (GR 1YF 3043bis) |
Claude-Étienne Baratte, né le à Baume-les-Messieurs[1] et mort le dans le même village[2], est un militaire français lors de la guerre de Sept Ans et de la guerre d'indépendance des États-Unis[3], qui s'illustre durant la campagne des Antilles et plus particulièrement dans l'expédition de Saint-Christophe[4],[5].
Claude-Étienne Baratte naît le à Baume-les-Messieurs[1]. Il est le fils de Charles Baratte (né en 1713), vigneron et marchand, et de Marie Savonet (1705-1784)[1].
Simple soldat au régiment de Navarre, il prend part à la campagne du Hanovre dans le cadre de la guerre de Sept Ans et s'y distingue par son sang-froid et son courage[6].
Il gravit les échelons de la hiérarchie militaire et devient officier[6].
Lorsque son régiment de Navarre est dédoublé en 1776, il fait partie de ceux qui forment le cadre du nouveau régiment d'Armagnac[6],[7],[8].
Il est promu capitaine le , dans le même régiment[9].
Durant la guerre d'indépendance des États-Unis, sous les ordres du comte de Guînes et du comte de Grasse, il participe à la campagne des Antilles, à Sainte-Lucie en 1778 et à Saint-Christophe en 1782 comme capitaine commandant de compagnie du même régiment[10].
Désiré Monnier relate que, durant l'expédition de Saint-Christophe en [9], « seul à la tête de sa compagnie, il osa attaquer cette île, y descendre et s'en emparer, contre toute attente de la part de ses chefs, et malgré l'infériorité du nombre. La moitié de ses compagnons tombèrent à ses côtés, mais la victoire lui resta. Ce fait d'armes retentit dans les journaux du temps, et valut à son auteur la croix de Saint-Louis et une pension du roi. »[10],[5].

De retour d'Amérique, Claude-Étienne Baratte prend sa retraite en 1784[5],[11] et réside avec sa sœur Étiennette (1743-1812) au Manoir de Baume-les-Messieurs, dont le mari Jean Baptiste Moretin, notaire royal, est le propriétaire[12].

Il décède le 28 fructidor an IV () dans son village natal de Baume-les-Messieurs[2].
Vie privée
Il est célibataire, sans enfant[2].