Claude Baillon
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Claude Baillon, né le à Gazeran, est un maître verrier français.
Diplômé de l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art, il réalise des travaux pour l’architecture et pour des édifices privés ou publics à partir de 1962. Il a créé des vitraux pour des bâtiments classés et restauré des objets inventoriés aux Monuments Historiques.
Jeunesse
Claude Baillon naît et grandit dans la forêt de Rambouillet, sans son père, prisonnier en Allemagne. Cet environnement lui laisse un attachement particulier à la nature. Enfant de chœur, il est touché par le sacré. Il est scolarisé au lycée Hoche de Versailles où il obtient régulièrement le premier prix de dessin[1].
Il devient l'élève de l'artiste peintre et céramiste Guillaume Met de Peninghen et entre à l’École des Métiers d’Arts de Paris pour y étudier l'art du vitrail. Diplômé en 1959, il y rencontre d'autres vitraillistes dont il reste proche : Gérard Hermet ainsi que Mireille et Jacques Juteau, ainsi que d'autres artistes comme Daniel Buren, Michel Parmentier et Michel Nuridsany[1].
Après son mariage en 1961 avec Elisabeth, qu'il a rencontrée à l’École des métiers d'arts, il s'installe et travaille avec Gérard Hermet. Il crée des vitraux dans le nord de la France (Paris, Guise, Villers-Cotterêts, Rouen)[1].
Installation dans le Larzac
Il s'installe en 1971, avec sa famille, dans une ferme fortifiée à Brouzes-du-Larzac où sont créés un atelier de vitrail et un autre de tapisserie pour sa femme Elisabeth Baillon (artiste textile). Sa fille sculptrice, Agnès Baillon, quant à elle, s’installe à Paris. Claude et Elisabeth participent à la lutte contre l’extension du camp militaire jusqu'en 1981. Il transfère en 1975 son atelier à Millau[1].
Dans son atelier, Claude Baillon accueille des expositions[2].
Investissement pour la diffusion de l'art des maîtres verriers
Claude Baillon a fondé et été le premier président de Hyalos[Note 1], qui regroupe huit maîtres verriers en 1977 : Jacques et Mireille Juteau, Emmanuel Chauche, Jean-Dominique Fleury, Henri Guérin, Gérard Hermet, Guy Méliava, Louis-René Petit et André Ropion. L'objectif était de faire sortir l'art des verriers du seul cadre des églises et des fenêtres. Le groupe organise des expositions de vitraux durant sept ans[3].
Il a présidé la Chambre syndicale des maîtres verriers français en 1989 et 1990[1].
Il a par ailleurs été administrateur du Centre international du vitrail de Chartres, de 1988 à 1992 et animé le groupe Trans-Parois de 1990 à 1992[1].
Il est à l'origine de plusieurs rendez vous d’artistes aux Brouzes-du-Larzac[1].
Style
Prix
Vitrailliste
- 1982 : Grand prix départemental des métiers d’art (SEMA)
- 1989 : Mention spéciale du Jury du 2e Salon du vitrail de Chartres
- 1996 : Lauréat du concours de Pèlerin Magazine
- 2004 : Médaille d'argent de l'Académie d'architecture
Littérature
- 2013 : prix du conseil départemental de l'Aveyron pour son ouvrage documentaire Verrier d'aujourd'hui[5].