Claude Cormier

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Claude Cormier, né à Princeville (Québec) le et mort le à Montréal (Québec), est un architecte paysagiste et artiste d'installation québécois. Il est l'un des membres les plus influents de sa profession paysagiste au Canada. On retrouve plusieurs de ses réalisations à Montréal et à Toronto.

Mort

Né à Princeville dans le Centre-du-Québec, Claude Cormier vit son enfance dans une ferme[1],[2]. Son père est agriculteur et sa mère enseignante. Son père meurt alors qu'il a 17 ans et il s'occupe alors de la ferme avec son jeune frère, âgé de 15 ans[3].

Claude Cormier commence des études d'agronomie et de génétique végétale à l’Université Laval de la ville de Québec et continue ses études à l’Université de Guelph en Ontario, les finissant en 1982[3]. Il projette de créer une nouvelle fleur par croisement. Il poursuit ses études en architecture du paysage à l’Université de Toronto[2]. Muni d’un nouveau diplôme en 1986[4], il travaille pour diverses firmes d’architectes en paysage[réf. nécessaire].

Il revient ensuite au Québec pour s’installer à Montréal, où il travaille pour le Groupe Lestage, une firme d’architecture et de design urbain qui élargit sa pratique en offrant, grâce à lui, des services d’architecture de paysage[réf. nécessaire].

En 1993, il s'inscrit au programme de maîtrise d'histoire et de théorie du design à la Harvard Graduate School of Design[1]. Le choix de cette université relève en partie d'un concours de circonstance mais aussi de la présence de Martha Schwartz son mentor, figure phare dans le domaine de l’architecture du paysage[3], qui enseigne dans cette institution. Tout au long de ses études à Harvard, Claude Cormier travaille d'ailleurs pour le bureau de Martha Schwartz.

Après l'obtention de sa maîtrise à Harvard en 1994[4], il revient à Montréal et y fonde sa propre firme[2], Claude Cormier Architectes Paysagistes Inc., qui devient Claude Cormier et Associés Inc. puis CCxA Architectes paysagistes Inc[5].

Son entreprise travaille ensuite sur des projets de grande envergure à Montréal, Toronto et aux États-Unis[2]. Lui et sa firme remportent une centaine de prix[3].

En 2005, Claude Cormier est sélectionné en tant qu’Emerging Voice for North America par The Architectural League of New York et choisi par l’influente revue new-yorkaise Fast Company comme l’un des quatorze designers internationaux qui propulsent le design.

En 2009, il est reçu chevalier de l’Ordre national du Québec, la plus prestigieuse distinction accordée par le gouvernement du Québec[1],[3].

Au printemps 2010, la Graduate School of Design de l’Université Harvard présente une exposition exclusive de l’ensemble de son œuvre intitulée « Erratics ». Sa firme est également sélectionnée plus tard par les éditions Phaidon Press pour une publication réunissant 30 architectes paysagistes reconnus mondialement pour le caractère innovant de leur pratique. Le livre Serious Fun - The Landscapes of Claude Cormier, premier ouvrage entièrement consacré à la pratique de Claude Cormier, écrit par Marc Treib et Susan Herrington est paru en aux éditions Oro[6],[7].

Claude Cormier meurt le à Montréal à l'âge de 63 ans. Il est atteint du syndrome de Li-Fraumeni, une rare prédisposition génétique à développer de multiples cancers[2].

À l'annonce de son décès, la mairesse de Montréal Valérie Plante déclare que Cormier a « laissé une empreinte très, très forte à Montréal dans des places publiques, via le mobilier. Monsieur Cormier, c’est les Boules roses dans le Village, c’est le grand Anneau, c’est le square Dorchester... C’est plein d’éléments qui marquent notre quotidien, la qualité et la beauté de la ville »[8],[9].

Quelques semaines avant sa mort, Cormier a enregistré des vidéos mettant en lumière la naissance de plusieurs de ses installations publiques[10],[11].

Influences

Claude Cormier fait partie de la seconde génération des architectes en paysage dits « conceptualistes », Martha Schwartz agissant comme chef de file de ce mouvement. Concomitante avec l’architecture postmoderne et dans la foulée de l’art conceptuel[1], cette approche se distingue par la prédominance accordée au concept ou à l’idée maîtresse qui donne naissance au projet et qui l’articule dans ses moindres aspects du début à la fin. Ajoutons que cette démarche « conceptualiste » tranche radicalement avec les impératifs fonctionnalistes du modernisme[réf. souhaitée].

Au sein de cette mouvance, la pratique de Cormier se caractérise par un usage de références historiques, économiques, botaniques, écologiques et socioculturelles qui composent les lieux de ses réalisations. Il s'inspire autant dans l'art contemporain que dans l'énergie et l'environnement du lieu où il compte ériger ses installations. Il prête une attention particulière au contexte et tente de concevoir des réalisations qui s'imprègnent de la mémoire du lieu, le tout afin de créer une forme de narration[réf. souhaitée].

Une formule traduit avec concision la philosophie de Cormier : « Artificiel, mais vrai ». Il vise une forme d’authenticité, un « vrai faux »; autrement dit, montrer en toute honnêteté la nature construite du paysage. Le projet terminé doit se présenter comme un hymne à la vie grâce à l’utilisation d’une palette de couleurs exubérantes et de matériaux artificiels caractérisés par une importante décontextualisation[réf. souhaitée].

L'humour plein d'esprit, et parfois même caustique, se dégageant de plusieurs projets de Cormier et son équipe devient en quelque sorte son image de marque[1]. Non seulement jouer avec la nature, mais se jouer de la nature en la présentant et la représentant d’une manière inédite, tel pourrait être le credo de Cormier. Il tentait, de par ses réalisations de jouer avec les perceptions du public et de lui faire voir autrement ce qu'il tient pour acquis[réf. souhaitée]. En réinventant les paysages urbains, Claude Cormier cherche à susciter des émotions[1] et à produire du sens dans le but de réhabiliter la place publique en brouillant les frontières entre le design et l’art, le naturel et l’artificiel, le réel et le surréel[12].

Les boules roses, au-dessus de la rue Sainte-Catherine Est dans le Village gai de Montréal, installées de 2011 à 2016.
Berczy Park (en) à Toronto.

Projets

Notes et références

Liens externes

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